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Figures du passé

Henri Boudet et Napoleon

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

 

Henri Boudet et Napoléon

 

                                                                                                                                                    Ecrit par Fernand de Bazel le 30 07 2018

 

  •  Chacun sait que la politique est le domaine ou s’expriment de concert tous les partis, les factions mais aussi les hommes qu’ils soient issus du peuple, du clergé, les notables et évidemment les élus. Les élections libres, principe démocratique inaliénable, sont l’occasion de s’exprimer avec les arguments nécessaires pour faire valoir ses idées. Mais c’est aussi celle ou apparaissent les caractères des individus dont certains mus par des convictions parfois enflammées en viennent aujourd’hui comme hier à le faire avec des propos excessifs, parfois haineux voire racistes en ne réfrénant pas leurs insultes, les outrances favorisant ainsi les divisions. Il est bon de se tourner vers le passé pour constater que les électeurs de jadis étaient comme aujourd’hui à bonne école aux moments des choix.
  • Nous sommes en 1869 sous le second empire et le corps législatif doit être renouvelé.  En terre d’Aude, dans la nouvelle circonscription fraichement crée suite officiellement à l’augmentation de la population, qui sera le candidat conservateur ? Aubertin, ancien sous-préfet, le baron Léonce de Guiraud, monarchiste ou Detours ancien maire. La délégation de notables envoyée à Paris reçoit entre autres le soutien de Fondi de Niort membre du Conseil Général. Tous se mettent d’accord pour soutenir Isaac Pereire. Celui-ci est un représentant de la bourgeoisie d’affaires qui a prospéré sous le Second Empire. Son grand-père, portugais, de religion juive, était venu s’établir en France au XVIIIe siècle et y avait introduit une nouvelle méthode d’enseignement des sourds-muets. Isaac et son frère ainé, Jacob Emile, adeptes de Saint-Simon se lancèrent dans des entreprises financières et industrielles, associés aux Rothschild, puis opposés à eux. Ils firent construire les premières lignes de chemin de fer (Paris/ Saint-Germain en Laye en 1835, les chemins de fer du Nord, de Lyon, du Midi). Ils fondèrent aussi le Crédit mobilier, banque d’affaires spécialisée dans les prêts à long terme aux industriels, qui finança la compagnie du gaz de Paris, la compagnie des omnibus, la Compagnie Générale Transatlantique et la société immobilière. Soutenus par Napoléon III, Jacob fut élu député de la Gironde, Isaac député des Pyrénées-Orientales et Eugène, fils d’Isaac, député du Tarn, en 1863. Les frères ne sont pas en bonne posture pour de sombres affaires d’immobilier ayant mal tournées à Marseille. Mais Isaac Pereire a un atout de poids dans sa manche : ne représente-t-il pas le chemin de fer ? Celui-ci est un gage de progrès et de prospérité pour cette région. Aussi, l’état va approuver sa candidature et donner des ordres aux préfets pour l’appuyer. Pereire à 63 ans va combattre sur leurs terres Léonce de Guiraud et Gadrat, candidat libéral catholique. Le premier à 40 ans est un héritier d’une riche famille de marchands drapiers de Limoux par son grand père et son père Pierre Marie jouissant d’une belle fortune monta à la capitale pour s’adonner aux belles lettres se faisant connaitre par ses odes et ses tragédies ainsi que par sa participation à l’opéra Pharamond récompensé par Charles X par un titre de baron. Quant aux Républicains, ils ne présentent pas de candidats. Des luttes intestines et des divisions profondes ont eu raison des rares velléités. Il était même écrit : « la démocratie a un noyau de citoyens énergiques, dévoués à la cause de l’avenir mais qui n’étaient pas suffisamment préparés pour lutter contre la puissance du presbytère et celle de la synagogue » (.) Le ton était donné par ceux-là même qui prônaient la tolérance et la liberté…

 Isaac Pereire commence sa campagne le 8 mai et il parcourt son arrondissement consciencieusement malgré les huées : les partisans de Léonce de Guiraud formaient une escorte de manifestants qui, sur le passage de Pereire, criaient « Vive Guiraud ! A bas l’étranger mange vache » (allusion aux interdits alimentaires concernant le porc). Un témoignage des habitants de Couiza certifiée par le maire Escolier nous rapporte : « le 11 de ce mois un grand nombre de limouxins à la tête desquels se trouvaient MM. Pierre Gabarrou, négociant, Jean Vives agent d’assurance, de Lescure, d’Huart, Menier, Loubet,Roussel, Georges de Baichis, Roussel épicier, Escoudou, ancien agent de police, Pons ancien garde pêche, sont venus organiser une manifestation contre Pereire et dont M. de Fleury des Bains de Rennes avait préparé les éléments en enrôlant ses ouvriers... Gabarrou et de Fleury ont fait acheter du pain, du vin, du saucisson et du fromage, fait manger et boire sur la grand route les hommes, femmes et enfants dont ils se servaient et mangé avec eux pour les exciter le plus possible. Une fois la manifestation accomplie, les sus nommés trainant à leur suite un grand nombre d’ouvriers qu’ils ont payés et fait monter sur des voitures qu’ils s’étaient procurées, se sont dirigés sur Espéraza » .Le  Sous-préfet Tixier de Brolac quant à lui s’attire les foudres du pouvoir en prenant parti pour Guiraud ce qui provoque l’hydre de sept conseillers généraux sur neuf de la circonscription (Anduze, Castel, Debosque, Fondi de Niort, François, Grillères, Pinet) qui illico ont envoyé une lettre au ministre de l’Intérieur pour dénoncer son attitude, favorable à un ennemi de la dynastie impériale. Même le commissaire de police, Chinaud, soutient également Guiraud. Au service de ce dernier étaient aussi les gardes forestiers de la comtesse Fabre, du Marquis de Mauléon de Puivert et du comte de la Rochefoucault, dont les fonctions permettaient une grande influence sur les populations qui avoisinaient les forêts, car ils accordaient les droits d’usage sur les bois et les pâtures… A ce stade la campagne s’envenime quand Léonce de Guiraud obtient naturellement l’appui et la bénédiction de l’évêque de Carcassonne Mgr de la Bouillerie qui dare dare envoie une circulaire aux curés doyens avec ordre de la répercuter immédiatement aux curés desservants qui pour certains vont mettre un zèle parfois imbécile à l’appliquer sans retenue aucune. D’ailleurs, Pereire plus tard lors de sa défense pour invalidation écrira à ce propos.

Morceaux choisis : le curé d’Ajac ouvre le bal en proclamant « Ne votez pas pour ce juif ! » ». A Rodome, le curé Marc a dit à Joseph Patabes « que si je votais contre Guiraud mon enfant ne serait pas admis à l’école gratuite » (pour bénéficier de la gratuité, il fallait être inscrit sur une liste de nécessiteux) A Campagne, le curé a dit que Fondi de Niort et Pinet de Quillan étaient cousins germains de Guiraud par leur mère et que s’ils votent Pereire c’est qu’ils veulent des places de préfet et sous-préfet. A Nébias, le curé fait voter contre le juif Pereire… . A Marsa, M. Utteza curé, se pensant bon Français mais s’avérant un mauvais ministre de l’église ordonne de ne pas voter pour un juif étranger. A Arques, le curé Astruc plus tempéré, peut-être soucieux de l’hygiène et du bien-être de ses ouailles, va promettre de leur faire avoir des bains gratuits à Rennes pour ceux qui voteraient Guiraud. Attention, Ici le bénitier en tremble encore : A Coudons, le curé Siffre, le 12 mai, à l’instruction du mois de Marie, a blâmé l’instituteur qui était allé au banquet à Quillan « au lieu de se trouver à l’église au milieu de ses élèves et là où est sa place. Il a mieux aimé aller à Quillan attendre un juif, un homme indigne de vivre. C’est là le bon exemple qu’il donne à ses élèves ». Quant au curé Dantoine  à Tréziers, il dit de ne pas voter Pereire, un voleur et un juif. Même son de mauvaise cloche à Courtauly pour le prêtre Cazals ! Le bruit fait a dû porter loin, car le summum semble atteint à Aunac ou le prêtre affirme du haut de sa chaire branlante : que Jésus Christ a été crucifié par les juifs, a menacé les parents de privation de communion ou encore « si vous votez pour le diable, vous n’aurez pas de sépulture » Mais à Antugnac, Verniolles du haut de sa soutane surchauffée, le surpasse en présentant Peireire comme un personnage satanique qu’il faut fuir à tout prix, quant à son discours haineux et raciste il est inutile de le reporter ici. Le curé de Belcaire, le rabat de travers, parachève le tableau en revendiquant fièrement son engagement contre le juif Pereire… Pour ajouter une note d’humour à ce sombre tableau, certains auraient cru bon de menacer les époux en ordonnant aux femmes de leur refuser leur couche si d’aventure ils votaient pour le diable…

  Henri Boudet alors en poste à Festes et St-André depuis novembre 1866 était aussi de la partie, mais à sa manière : en bon prêtre charitable il se contentera de conduire les électeurs au sortir de la messe au cabaret pour les accompagner aux urnes : essuyant les foudres des critiques, il arguera qu’après plusieurs kilomètres ceux-ci assoiffés méritaient bien d’être désaltérés…

 Pereire malgré tout sortira vainqueur.  Sur 22886 inscrits et 19643 votants, celui-ci obtint  10 293 voix, contre 9133 à Guiraud et 28 à Gadrat, auxquelles il fallut ajouter 189 bulletins blancs ou nuls. Pereire l’emporta dans sept cantons sur neuf, tandis que Guiraud fut vainqueur dans le canton d’Alaigne (1301 voix contre 613) et dans celui de Limoux (2248 voix contre 1359). A Pieusse, sur 145 inscrits et 135 votants, il y eut 104 bulletins pour Guiraud et 31 pour Pereire. Pour une histoire de doubles de clefs d’urnes, cette élection fut invalidée, finalement, à la suivante en 1870, Léonce de Guiraud fut élu siégeant au centre gauche de l’assemblée. Bientôt ce fut le désastre de Sedan et l’avènement de la République…

 

Source : LA FIN DU SECOND EMPIRE ET LES DÉBUTS DE LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE DANS L’AUDE Bulletin de la Société d’Études Scientifiques de l’Aude, supplément numérique au tome CXVI, 2016. Bernard Bonnery

 Note de lecture au sujet de l’abbé Boudet : André Galaup, Rennes-le-Château : En quête de vérité/ mars 2012

 . http://rennes-le-chateau-en-quete-de-verite.e-monsite.com/accueil/page-1.html

 L’œil sur la montagne, Le secret de l’abbé Boudet : Michel Azens- Michel Valet, Ed Pegase 2010

 https://tresor-rennes-le-chateau.net/

 

Constantin Cailhol, avocat et archéologue

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités


Constantin Cailhol, Avocat et Archéologue


Ecrit par Michel Azens le 10 juillet 2018


 A Alet-les-Bains, comme il se disait jadis, beaucoup de curistes se pressaient pour aller goûter aux bienfaits de ses eaux, justifiant leur réputation. Nombre d’entre-eux résidaient dans la célèbre station thermale, surtout à la faveur des saisons et au rythme de celles-ci. Au 19è siècle, Ils venaient de toutes les régions, choisissant leur lieu de villégiature en fonction de leurs besoins, mais aussi de leurs moyens. Pour quelques francs, l’on pouvait louer l’un de ces meublés mis à disposition des habitants du lieu, voire l’une de ces maisons du beau village édifiée dans ses ruelles pittoresques. D’autres curistes plus fortunés ayant pris l’habitude de fréquenter ces sources célèbres choisissaient eux d’acheter, voire parfois de faire construire leur résidence secondaire dans la cité bordant la belle rivière Aude. Plusieurs personnalités régionales firent ainsi. A titre d’exemple, un natif d’Alet, Pierre Cubac, un temps au service d’Alexandre II tsar de toutes les Russies, puis de Nicolas II se fit construire une belle demeure en plein centre du bourg, elle est aujourd’hui occupée par l’actuelle mairie.


Mais le personnage dont nous désirons vous entretenir s’il n’a pas acquis la même notoriété en son temps figure désormais au rang des noms célèbres, tout au moins parmi les habitués de l’affaire de Rennes-le-Château. Ceux-ci connaissent tous le prêtre du village voisin, Henri Boudet, qui en son temps publia un ouvrage insolite et très décrié à l’époque : La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-les-Bains dont la renommée a dépassé depuis longtemps les montagnes de la petite station thermale. Au détour d’une page et parmi les nombreuses anecdotes contenues dans ce pittoresque ouvrage était cité une découverte faite jadis par un personnage réputé habiter Alet et exercer le métier d’avocat… Constantin Cailhol, donc avocat à Alet était cité en page 241[1] de ce livre pour avoir détenu « … un fragment de meule à bras, en fonte de fer, retiré du sol le 26 novembre 1884… » Ce qui faisait supposer à l’éminent abbé au vu de l’objet et de sa description qu’elle aurait très bien pu être issue d’une forge Gauloise à laquelle aurait succédée une forge Catalane et de conclure suivant son habitude, servant son développement, qu’elle devait moudre le blé d’une manière parfaite ; Soit…

Faute d’opportunités de renseignements sur ce mystérieux personnage, voire en l’absence de recherches, l’affaire en est restée là durant des décennies pendant lesquelles se sont épanchés en interprétations diverses les nombreux commentateurs, des plus raisonnables aux plus loufoques, allant même dans la plupart des cas ainsi que l’on peut encore le lire dans maintes publications modernes jusqu’à nier son existence, affirmant péremptoirement que ce nom avait été judicieusement placé là pour faire une allusion, une de plus, à un fait lui bien caché sous cette évocation… Le plus répandu étant le lien avec la signification de Cailhol dont un imaginaire débridé a forgé le raisonnement comme quoi le brave abbé n’avait pas d’autre dessin que de mettre l’accent sur Key et hole (clé et trou) il ne manquait plus que le blé qui sera habilement glissé dans ce système (hasardeux) phonétique pour établir définitivement qu’il ne vous manquera que la clé pour arriver à la cavité, au trou ou se trouve le blé ! il est vrai que nos modernes interprètes se réfèrent à une autre page, la 166, ou l’on trouve le mot Kairolo où l’auteur lui n’aurait presque pas été d’accord, key étant toujours une clé, ear, un épi de blé mais hole, devenant une petite maison des champs ; donc était là le grenier à blé des villages celtiques affirme Boudet. Le blé étant évidemment l’or fruit de la quête du fantastique dépôt évoqué d’après ces chercheurs par le génial curé… Je ne peux résister à vous livrer une autre interprétation, celle-ci redoutable : «… L'Abbé H. Boudet avait lui aussi tout compris lorsqu'il nous parle dans un bas de page de : "Constantin Cailhol."Ce qui se traduit en Ars Punica en : Constant, fils de Contantin se trouve dans le trou pour lequel il vous faut trouver la clef... » Bon, il est toujours bon de se détendre…

Mais revenons donc à des choses plus sérieuses et surtout à l’objet de notre recherche :

Plusieurs éléments prouvent bien son existence : sa difficile généalogie établit d’une manière formelle sa présence dans la ville rose à cette époque ; un temps propriétaire rue de la Fonderie, puis dans l’ancienne rue St-Lazarre, il aurait eu un fils, de son état propriétaire et résidant en la commune de Fenouillet. En outre, on trouve une mention de rachat de rente en 1903 auprès des établissements de la Caisse d’Epargne de la Haute Garonne.

 Cultivant avec passion la difficile discipline de l’archéologie balbutiante du temps, une courte recherche dans les bulletins des cénacles Toulousains de l’époque nous a permis de lire un des articles lui étant consacré : celui-ci est paru en 1877 dans

« Mémoires de l’Académie Royale des sciences, inscription et belles-lettres »

 


« …M. Cailhol, avocat à Toulouse (1), a profité d'un séjour de quatre mois à Rennes-les-Bains pour recueillir les fossiles de cette station bien connue des géologues, et que notre savant confrère M. Leymerie a étudiée avec tant de soin, en dressant la carte géologique de l'Aude.

La montagne des Cornes, ainsi désignée à cause des hippurites qui s'y rencontrent en grande masse, et la station voisine de Songraigne( .) sont les deux principaux gisements qui ont fourni à M. Cailhol des centaines d'échantillons, qui forment une collection à très-peu près complète de la faune de Rennes-les-Bains. Dans le nombre et particulièrement dans le groupe des acéphales figurent très-probablement, dit M. Leymerie, des types nouveaux. Les rudistes qui caractérisent, comme on sait, le bassin géologique de l'Aquitaine à l'époque de la formation du crétacée, y sont représentés par de très-beaux spécimens.

 M. Cailhol se propose d'augmenter encore cette année sa belle collection et de faire une étude suivie de la région qu'il a si heureusement explorée. L'Académie ne saurait trop l'encourager dans cette voie, et lui décerne, pour le récompenser de ce qu'il a déjà fait, une médaille d'argent de première classe… »

1/ Rapporteur M. Leymerie.

Voilà pour l’établissement de sa notoriété dans les milieux scientifiques Toulousains du temps. Evidemment, il y a d’autres éléments factuels qui ont fait l’objet d’autres recherches et ses descendants ont été approchés d’une manière raisonnable. Ses collections ont été en partie dispersées mais un fond faisant partie d’un ancien legs subsiste encore. Il sera passionnant si les circonstances s’y prêtent, ainsi que si l’avis des services et des personnes concernées le permettent, de le publier. Mais pour l’heure, retournons donc à Alet, la cité ou résidait à la belle saison ce personnage, joignant l’utile à l’agréable en arpentant en marcheur infatigable les cimes altières et les vallons mystérieux de cette région riche en vestiges de tous genres.

Une recherche fructueuse nous a permis d’identifier formellement l’emplacement précis de sa résidence secondaire. Pierre Constantin Cailhol sous ce nom exact payait bien son impôt foncier à Alet pour cette propriété. Cette bâtisse bourgeoise bien dans le style caractéristique de l’époque, acquise en 1882 et très bien entretenue, se trouve à proximité immédiate de l’ancien évêché. Pour des raisons de droit à l’image ainsi que pour la tranquillité des propriétaires, il ne sera pas possible pour l’instant d’en livrer l’adresse. Ce sera rendu possible avec l’aval des ayants-droits. Il est amusant de constater qu’il était voisin avec l’un des nombreux biens qu’avait acquis dans la cité « le cuisinier du Tsar ». Revendue en 1904, plusieurs mutations se sont succédées jusqu’à nos jours.

Et il est insolite de lire la signification probable de ce patronyme extrêmement répandu : pour certains, il s’agirait d’un lieu pierreux, mais dans le Glossaire de la langue Romane (etc.) contenant les diverses étymologies [2]il nous est expliqué que ce nom pittoresque évoque la pie ou tout autre oiseau arborant un plumage noir et blanc ; Alors, Constantin Cailhol, avocat et archéologue à ses heures tel le Beaucéant passe donc harmonieusement et définitivement des ténèbres à la lumière…


 


 


 


 


 




[1] Egalement cité en p. 128  à propos des grottes de Bize en tant qu’explorateur et pour détenir "une tête" du Sauveur prélevée au Cap de l'Homme...

[2] De Jean Baptiste Boniface de Roquefort

 

Alet Aude : un inventaire épiscopal II ème partie

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

 

 Alet Aude : un inventaire épiscopal II, la bibliothèque de Monseigneur de Bocaud                                                                                                            

                                                                                                                                                                             

 Après avoir inventorié la plupart des effets du prélat, il était important de s’atteler à la vaste tâche que représentait cette fameuse bibliothèque, aussi un libraire expert fut désigné.

Alet : un inventaire épiscopal

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

 

Alet : Un inventaire Episcopal

 

                                                                                                                                                                      Ecrit par Michel Azens le 17 /02/2018

 La petite cité d’Alet dans le département de l’Aude est déjà connue à l’époque Gallo-Romaine pour ses sources d’eaux minérales ainsi que pour sa célèbre cathédrale ruinée se distinguant au centre de la cité et bordée par la rivière Aude, mais également pour son ancien évêché dont l’Histoire conserve la mémoire de certains prélats illustres tels Mgr Pavillon. Ce sont les Romains, appréciant la situation exceptionnelle du lieu et prisant fort ses sources thermales qui nommèrent cette contrée Electus en guise d’endroit choisi, privilégié.

Un Pape alchimiste ou L'Art transmutatoire : Jean XXII

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

 L’art transmutatoire : Le pape jean XXII

 

                                                                                                                                      Rapporté par Albert de Clausel le 17/02/2017