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Figures du passé

Constantin Cailhol, avocat et archéologue

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités


Constantin Cailhol, Avocat et Archéologue


Ecrit par Michel Azens le 10 juillet 2018


 A Alet-les-Bains, comme il se disait jadis, beaucoup de curistes se pressaient pour aller goûter aux bienfaits de ses eaux, justifiant leur réputation. Nombre d’entre-eux résidaient dans la célèbre station thermale, surtout à la faveur des saisons et au rythme de celles-ci. Au 19è siècle, Ils venaient de toutes les régions, choisissant leur lieu de villégiature en fonction de leurs besoins, mais aussi de leurs moyens. Pour quelques francs, l’on pouvait louer l’un de ces meublés mis à disposition des habitants du lieu, voire l’une de ces maisons du beau village édifiée dans ses ruelles pittoresques. D’autres curistes plus fortunés ayant pris l’habitude de fréquenter ces sources célèbres choisissaient eux d’acheter, voire parfois de faire construire leur résidence secondaire dans la cité bordant la belle rivière Aude. Plusieurs personnalités régionales firent ainsi. A titre d’exemple, un natif d’Alet, Pierre Cubac, un temps au service d’Alexandre II tsar de toutes les Russies, puis de Nicolas II se fit construire une belle demeure en plein centre du bourg, elle est aujourd’hui occupée par l’actuelle mairie.


Mais le personnage dont nous désirons vous entretenir s’il n’a pas acquis la même notoriété en son temps figure désormais au rang des noms célèbres, tout au moins parmi les habitués de l’affaire de Rennes-le-Château. Ceux-ci connaissent tous le prêtre du village voisin, Henri Boudet, qui en son temps publia un ouvrage insolite et très décrié à l’époque : La Vraie Langue Celtique et le Cromlech de Rennes-les-Bains dont la renommée a dépassé depuis longtemps les montagnes de la petite station thermale. Au détour d’une page et parmi les nombreuses anecdotes contenues dans ce pittoresque ouvrage était cité une découverte faite jadis par un personnage réputé habiter Alet et exercer le métier d’avocat… Constantin Cailhol, donc avocat à Alet était cité en page 241[1] de ce livre pour avoir détenu « … un fragment de meule à bras, en fonte de fer, retiré du sol le 26 novembre 1884… » Ce qui faisait supposer à l’éminent abbé au vu de l’objet et de sa description qu’elle aurait très bien pu être issue d’une forge Gauloise à laquelle aurait succédée une forge Catalane et de conclure suivant son habitude, servant son développement, qu’elle devait moudre le blé d’une manière parfaite ; Soit…

Faute d’opportunités de renseignements sur ce mystérieux personnage, voire en l’absence de recherches, l’affaire en est restée là durant des décennies pendant lesquelles se sont épanchés en interprétations diverses les nombreux commentateurs, des plus raisonnables aux plus loufoques, allant même dans la plupart des cas ainsi que l’on peut encore le lire dans maintes publications modernes jusqu’à nier son existence, affirmant péremptoirement que ce nom avait été judicieusement placé là pour faire une allusion, une de plus, à un fait lui bien caché sous cette évocation… Le plus répandu étant le lien avec la signification de Cailhol dont un imaginaire débridé a forgé le raisonnement comme quoi le brave abbé n’avait pas d’autre dessin que de mettre l’accent sur Key et hole (clé et trou) il ne manquait plus que le blé qui sera habilement glissé dans ce système (hasardeux) phonétique pour établir définitivement qu’il ne vous manquera que la clé pour arriver à la cavité, au trou ou se trouve le blé ! il est vrai que nos modernes interprètes se réfèrent à une autre page, la 166, ou l’on trouve le mot Kairolo où l’auteur lui n’aurait presque pas été d’accord, key étant toujours une clé, ear, un épi de blé mais hole, devenant une petite maison des champs ; donc était là le grenier à blé des villages celtiques affirme Boudet. Le blé étant évidemment l’or fruit de la quête du fantastique dépôt évoqué d’après ces chercheurs par le génial curé… Je ne peux résister à vous livrer une autre interprétation, celle-ci redoutable : «… L'Abbé H. Boudet avait lui aussi tout compris lorsqu'il nous parle dans un bas de page de : "Constantin Cailhol."Ce qui se traduit en Ars Punica en : Constant, fils de Contantin se trouve dans le trou pour lequel il vous faut trouver la clef... » Bon, il est toujours bon de se détendre…

Mais revenons donc à des choses plus sérieuses et surtout à l’objet de notre recherche :

Plusieurs éléments prouvent bien son existence : sa difficile généalogie établit d’une manière formelle sa présence dans la ville rose à cette époque ; un temps propriétaire rue de la Fonderie, puis dans l’ancienne rue St-Lazarre, il aurait eu un fils, de son état propriétaire et résidant en la commune de Fenouillet. En outre, on trouve une mention de rachat de rente en 1903 auprès des établissements de la Caisse d’Epargne de la Haute Garonne.

 Cultivant avec passion la difficile discipline de l’archéologie balbutiante du temps, une courte recherche dans les bulletins des cénacles Toulousains de l’époque nous a permis de lire un des articles lui étant consacré : celui-ci est paru en 1877 dans

« Mémoires de l’Académie Royale des sciences, inscription et belles-lettres »

 


« …M. Cailhol, avocat à Toulouse (1), a profité d'un séjour de quatre mois à Rennes-les-Bains pour recueillir les fossiles de cette station bien connue des géologues, et que notre savant confrère M. Leymerie a étudiée avec tant de soin, en dressant la carte géologique de l'Aude.

La montagne des Cornes, ainsi désignée à cause des hippurites qui s'y rencontrent en grande masse, et la station voisine de Songraigne( .) sont les deux principaux gisements qui ont fourni à M. Cailhol des centaines d'échantillons, qui forment une collection à très-peu près complète de la faune de Rennes-les-Bains. Dans le nombre et particulièrement dans le groupe des acéphales figurent très-probablement, dit M. Leymerie, des types nouveaux. Les rudistes qui caractérisent, comme on sait, le bassin géologique de l'Aquitaine à l'époque de la formation du crétacée, y sont représentés par de très-beaux spécimens.

 M. Cailhol se propose d'augmenter encore cette année sa belle collection et de faire une étude suivie de la région qu'il a si heureusement explorée. L'Académie ne saurait trop l'encourager dans cette voie, et lui décerne, pour le récompenser de ce qu'il a déjà fait, une médaille d'argent de première classe… »

1/ Rapporteur M. Leymerie.

Voilà pour l’établissement de sa notoriété dans les milieux scientifiques Toulousains du temps. Evidemment, il y a d’autres éléments factuels qui ont fait l’objet d’autres recherches et ses descendants ont été approchés d’une manière raisonnable. Ses collections ont été en partie dispersées mais un fond faisant partie d’un ancien legs subsiste encore. Il sera passionnant si les circonstances s’y prêtent, ainsi que si l’avis des services et des personnes concernées le permettent, de le publier. Mais pour l’heure, retournons donc à Alet, la cité ou résidait à la belle saison ce personnage, joignant l’utile à l’agréable en arpentant en marcheur infatigable les cimes altières et les vallons mystérieux de cette région riche en vestiges de tous genres.

Une recherche fructueuse nous a permis d’identifier formellement l’emplacement précis de sa résidence secondaire. Pierre Constantin Cailhol sous ce nom exact payait bien son impôt foncier à Alet pour cette propriété. Cette bâtisse bourgeoise bien dans le style caractéristique de l’époque, acquise en 1882 et très bien entretenue, se trouve à proximité immédiate de l’ancien évêché. Pour des raisons de droit à l’image ainsi que pour la tranquillité des propriétaires, il ne sera pas possible pour l’instant d’en livrer l’adresse. Ce sera rendu possible avec l’aval des ayants-droits. Il est amusant de constater qu’il était voisin avec l’un des nombreux biens qu’avait acquis dans la cité « le cuisinier du Tsar ». Revendue en 1904, plusieurs mutations se sont succédées jusqu’à nos jours.

Et il est insolite de lire la signification probable de ce patronyme extrêmement répandu : pour certains, il s’agirait d’un lieu pierreux, mais dans le Glossaire de la langue Romane (etc.) contenant les diverses étymologies [2]il nous est expliqué que ce nom pittoresque évoque la pie ou tout autre oiseau arborant un plumage noir et blanc ; Alors, Constantin Cailhol, avocat et archéologue à ses heures tel le Beaucéant passe donc harmonieusement et définitivement des ténèbres à la lumière…


 


 


 


 


 




[1] Egalement cité en p. 128  à propos des grottes de Bize en tant qu’explorateur et pour détenir "une tête" du Sauveur prélevée au Cap de l'Homme...

[2] De Jean Baptiste Boniface de Roquefort

 

Alet Aude : un inventaire épiscopal II ème partie

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

 

 Alet Aude : un inventaire épiscopal II, la bibliothèque de Monseigneur de Bocaud                                                                                                            

                                                                                                                                                                             

 Après avoir inventorié la plupart des effets du prélat, il était important de s’atteler à la vaste tâche que représentait cette fameuse bibliothèque, aussi un libraire expert fut désigné.

Alet : un inventaire épiscopal

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Alet : Un inventaire Episcopal

 

                                                                                                                                                                      Ecrit par Michel Azens le 17 /02/2018

 La petite cité d’Alet dans le département de l’Aude est déjà connue à l’époque Gallo-Romaine pour ses sources d’eaux minérales ainsi que pour sa célèbre cathédrale ruinée se distinguant au centre de la cité et bordée par la rivière Aude, mais également pour son ancien évêché dont l’Histoire conserve la mémoire de certains prélats illustres tels Mgr Pavillon. Ce sont les Romains, appréciant la situation exceptionnelle du lieu et prisant fort ses sources thermales qui nommèrent cette contrée Electus en guise d’endroit choisi, privilégié.

Un Pape alchimiste ou L'Art transmutatoire : Jean XXII

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 L’art transmutatoire : Le pape jean XXII

 

                                                                                                                                      Rapporté par Albert de Clausel le 17/02/2017

Don Carlos Roi clandestin

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Don Carlos Roi clandestin

 

                                                                                                                                                                                   Ecrit par Fernand de Bazel   le 25 / 01 / 2018

 

 DON CARLOS… Une opérette à succès, un roman et quelques films, voici ce dont on se souvient aujourd’hui du soulèvement qui à deux reprises agita l’Espagne et l’Europe… Souvenons-nous de la genèse de cette affaire : Ferdinand VII, roi d’Espagne durant 3 mois en 1808, puis de 1814 à 1833 s’était marié quatre fois. Il n’avait eu comme descendance que quatre filles. Il décida de modifier les lois fondamentales du Royaume en déclarant que celles-ci étaient aptes à lui succéder. Mais son frère « Don Carlos V» offusqué, ne l’entendit pas de cette oreille et lorsque Isabelle II, fille de Ferdinand VII fut proclamée reine d’Espagne, il fomenta un complot qui se traduit rapidement par un soulèvement qui ensanglanta la péninsule ibérique.