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Rennes-le-Château

Rennes-le-Château : l'Intermédiaire des chercheurs et des curieux

Écrit par Administrateur. Posted in Rennes-le-Château

 Rennes-le-Château : l’Intermédiaire des chercheurs et des curieux

Ecrit par Michel Azens le 17 octobre 2018

  Le sujet de Rennes-le-Château est ordinairement et abondamment commenté de nos jours grâce aux moyens modernes des divers sites et des forums qui lui sont consacrés. Mais il fut un temps où c’était bien moins aisé d’échanger sur ce thème ; parmi les précurseurs, les chercheurs et passionnés se retrouvèrent naturellement dans la célèbre revue nommée l’Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux : rappelons pour ceux qui l’ignoreraient que cette prolifique et ô combien enrichissante collection a traité des milliers de sujets sous une forme originale de questions envoyées par des lecteurs et autant de réponses rédigées par des contributeurs et ce sans presque discontinuer depuis un siècle et demi ,1864 exactement, date de sa création par Charles Read un haut fonctionnaire, érudit s’il en est.

  Inspiré et séduit par la formule utilisée par une revue Anglaise quelques années auparavant intitulée Notes and Queries, il imagina de créer une formule similaire et ainsi le premier numéro vit le jour le 15 janvier 1864 sous la direction de Carle de Rash, cryptonyme de Charles Read. Ce fut là l’introduction de pseudonymes (déjà) dans les colonnes dont la première proclamait fièrement :

  « A tous les chercheurs et curieux de tous pays, à tous amis présents et à venir, salut ! »

 Ainsi, l’affaire insolite du petit village haut perché de la vallée de l’Aude se devait de figurer en bonne place avec les interrogations des uns et les réponses contributives des autres. Une cinquantaine d’interventions devaient s’ensuivre, certaines courtes et vagues, d’autres très bien étayées et instructives pour les profanes de cette ténébreuse énigme, s’enquérant de la teneur des éléments mis en avant par les intervenants mettant à disposition leurs connaissances d’alors. Le lecteur ne sera pas surpris de voir les grands thèmes et les explications toujours reprises de nos jours déjà émises en ces temps-là, et qui pour certaines se voulaient force de vérité, plus ou moins convaincantes suivant l’auteur des lignes. Mais aussi d’autres moins connues, bien argumentées et qui soulèvent interrogation. Afin de rendre la lecture plus simple et ludique, ce travail de recensement a été organisé par thèmes ayant un rapport direct, repérés grâce à la lecture des tables décennales en notre possession.[1]

 Malgré la rigueur apportée à cette recherche, le lecteur nous pardonnera des oublis éventuels voire des omissions volontaires, la teneur du sujet traité n’ayant qu’un rapport lointain avec notre affaire. Ainsi ce retour dans les recherches d’antan traitées par des interlocuteurs différents, parfois revenant au fil des ans à intervalles irréguliers sous différents pseudonymes, se doit d’être un véritable miroir d’opinions, certaines toujours d’actualité et d’autres tombées dans l’oubli pour mieux ressurgir au gré des « découvertes » faites par les chercheurs modernes. On ne pouvait douter que le flambeau éclairant les pas de ceux-ci s’illuminerait d’autant plus que parmi les contributions de l’époque, certaines étaient signées par des plumes connues de la recherche Castelrennaise…

 C’est autant pour leur rendre hommage sans omettre les plus obscurs, tous pionniers de cette quête, que pour augmenter les connaissances, tant du plus aguerri des chercheurs actuels que du découvreur de cette énigme ô combien dissertée, que ce modeste travail a été réalisé. Nous ne pouvons que souhaiter que l’un comme l’autre trouvent matière à enrichir leur documentation et à leur procurer autant de plaisir à lire ces pages que nous avons éprouvé à les réaliser…

 La première requête étudiée, ou pourrait dire mot clé aujourd’hui, se devait d’être Rennes-le-Château. Ainsi, c’est en octobre 1967, qu’un certain F. Kolter déflora le sujet en interrogeant plus docte que lui en la matière en concluant son intervention par :

 « Peut-on être éclairé d’une manière certaine ? »

 La réponse vint en février 1968 signée successivement par Jean de Calès, suivi par Edmond Panet et A. Legendre. Le premier concluant par l’annonce de la sortie imminente d’un livre célèbre sur le sujet,[2] le second entre-autres observations, évoquant l’ouvrage de Me Coincy- St-Palais traitant du sujet, et le dernier après un riche développement émettre l’opinion que la vérité pouvait être entrevue mais qu’il ne saurait trop recommander de convenir de « faire litière des naïvetés et des sornettes qu’on répand à profusion depuis des années… »

 Nul ne songerait aujourd’hui à le contredire après tant d’années…

 Ainsi, en janvier 1971, en page 58 du n° 238 un certain Mr Cass remettait les pendules à l’heure en rectifiant la chronologie au sujet de la fréquentation de la province par les Wisigoths après celle des Sarazins : il précisait à juste titre que ces envahisseurs déferlèrent brandissant leurs cimeterres qu’après la mort de Mahomet après 632 et passèrent le détroit de Gilbratar qu’en 711… Un dénommé Janus lui répondit en août 1972 qu’à ce sujet, il fallait s’adresser au baron Jacques Duchaussoy demeurant dans le XVI è à Paris.

 En novembre 1975, Gaspard Lemoyne se présentant comme ami de Pumaz se signalait pour répercuter son conseil de regrouper toutes les thématiques de RLC dans une seule rubrique. Sage recommandation qui fut suivie à la lettre car en février 1976, Cornélius se distinguait en signalant un article intitulé « Le Trésor de Rennes-le-Château » publié dans les Cahiers d’études Cathares n°67 d’automne 1975 ou on pouvait lire que « Le bon abbé recevait beaucoup de mandats de France… et de l’étranger ; et vous savez bien que les petits mandats font les grosses sommes… » Le fait était déjà connu, mais le motif qu’en donnait l’auteur c’était qu’il s’agissait rien de moins de la rétribution d’exorcismes auxquels l’abbé procédait, soit au village même, soit dans l’église de St-Benoit sur la route de Limoux à Chalabre, ou il se rendait parfois, et ceci sans l’accord de ses supérieurs ; d’où l’interdit lancé contre lui par l’évêque de Carcassonne. Et l’auteur de conclure qu’en somme il fut un précurseur de Mgr Patrick de Truchemotte et de son clergé apostolique et gallican…

 

 Un talent fructueux insoupçonné de l’abbé en quelque sorte.

 Mais continuons la lecture en nous rendant au n° 257 de juin 1977 p 500, 501 et 502 où l’auteur Michel Vallet après avoir précisé qu’il se référait à ses propres recherches depuis 1969 décidait de livrer quelques révélations : c’est lors de travaux réalisés en 1886 dans l’église que Béranger Saunière découvrit des parchemins avant de mettre la main sur une oule enfouie sous une pierre connue sous le nom de Dalle des chevaliers et remplie de monnaies. La découverte sous la nef près de la chaire d’un tombeau très ancien contenant des bijoux archaïques devait s’ensuivre « à côté desquels Saunière mit la main sur un objet régalien (je préfère m’en tenir à cette désignation) de très grande valeur. »

 L’auteur de préciser que ces quelques trouvailles ne pouvaient être à l’origine de la fortune de l’abbé « mais qu’il réalisa qu’une parcelle existant sur la commune de Rennes-le-Château était creusée de galeries souterraines, vestiges d’anciennes caves ce construction Carolingiennes » Ainsi, l’abbé accompagné de sa fidèle servante fouilla de 1887 à environ 1891 ce lieu oublié de la mémoire des hommes « mais jadis,( du moyen âge au XVII è siècle) connu et c’est là qu’il découvrit des monnaies de St Louis et d’autres rois contemporains. Ce trésor aurait été enfoui ou plutôt déposé, à l’annonce de l’arrivée imminente des troupes de Simon de Montfort. » Parmi les indices, l’auteur cite l’aventure du berger Paris attestée par une chronique déformée et qu’il a retrouvée, mais aussi par un document écrit par Vauquelin des Yveteaux rapportant que le père de ce dernier, jadis prévôt, avait reçu l’ordre de Louis XIII de combler les galeries souterraines du lieu-dit en raison des risques d’éboulements, ce qui fut fait. Poussin et Tenier étaient également évoqués, comme la villa Bethanie ainsi que la Tour Magdala ; Michel Vallet concluait qu’on avait à faire en ces lieux à un « dépôt à caractère archéologique précieux… » Enfin, il signalait un ouvrage se rapportant à ces faits : La Revue du Réalisme Fantastique de Michel Moutet ainsi que le livre à paraitre de Géraud de Cayron : Le Guide du chercheur de trésors.

 En juin 1980, C. Brumand évoquait le trésor de RLC, et reconnaissait qu’il y  en avait encore beaucoup à découvrir, conseillant la lecture des livres de Charoux et celle de Gérard de Sede avec son ouvrage « Les Templiers sont parmi nous » entre-autres saines études…

 Enfin pour conclure la série des interventions sur la thématique de Rennes-le-Château, en 1981 le Raboliot des lettres quant à lui signalait la sortie de deux articles fort bien documentés : Un trésor peut en cacher un autre par Didier Oudinot dans Historia hors-série n° 416 et l’Abbé Saunière ou le faux trésor par Bruno de Monts dans Dossier de l’histoire n°32.

  Pour Bérenger Saunière, de 1971 à 1975, 11 interventions étaient à signaler, les Mérovingiens quant à eux furent évoqués de 1967 à 1970 à travers 7 notes et Dagobert de 1974 à 1976 9 fois. Gisors fut traité en 1964 5 fois, Cros 3 fois en 1977,  la famille d’ Hautpoul chichement à deux reprises en 1960 et 1964 et celle De Joyeuse plus heureuse avec 9 interventions de 1962 à 1968.

 Et Gérard de Sede ? Et bien une seule fois tardivement ; et à propos d’un élément bien insolite… nous ne manquerons pas dans un prochain article de l’évoquer.

Lien utile : http://www.rennes-le-chateau-doc.fr/interchercheurs.php

 

 

 



[1] Collection intégrale privée.

[2] L’Or de Rennes Gerard de Sede Ed Julliard 1967

Bonum vinum laetificat cor hominis ou… le vin des curés

Écrit par Administrateur. Posted in Rennes-le-Château

«Grâce aux vastes poches de la soutane, je pus traverser audacieusement et impunément la ligne des rats de cave à Toulouse et à Montauban et vos deux souvenirs sont arrivés indemnes à destination».

Esperaza, Aude : Les millions de l'Impératrice Eugénie

Écrit par Michel Azens. Posted in Rennes-le-Château

La lecture des bulletins de la S.E.S.A (Société d’Etude Scientifique de l’Aude) est souvent une source d’enseignements et de découvertes pour les passionnés de cette belle région. Ainsi que l’on soit simplement simple curieux, amateur éclairé ou chercheur opiniâtre, c’est au gré des pages des précieux bulletins que le lecteur assidu peut avec bonheur trouver des anecdotes, voire des histoires du plus haut intérêt. Aujourd’hui, c’est par une de ces journées caniculaires ou la raison conseille de rester bien au frais que confortablement installé je me suis saisi de l’un d’entre-eux de ma belle collection pour y relever un fait insolite qui concerne la ville d’Espéraza dans le département de l’Aude.

Henri Boudet : Des origines des Langues

Écrit par Fernand de Bazel. Posted in Rennes-le-Château

Il a été commémoré dernièrement le centenaire de la mort de l’abbé Boudet. Parmi les auteurs antérieurs au prêtre de la station Thermale de Rennes-les-Bains s’étant frottés au dur labeur de l’étude de la linguistique, il était impossible de ne pas citer deux parmi les plus célèbres, aussi réparons cet oubli ; il est vrai que ceux-ci l’ont fait d’une manière se voulant très pertinente avec une conviction intellectuelle et des arguments bien moins originaux que le curé du Razes. Mais l’on retrouve quand même des similitudes, si ce n’est que le contenu est bien moins poétique et insolite que notre auteur Audois.

Le Diable et le chemin de croix signés Giscard de Lestelle- St- Martory Haute Garonne (31)

Écrit par Administrateur. Posted in Rennes-le-Château

 

Le petit village de Lestelle dans la plaine de la Garonne fait partie de ces lieux qui  retiennent  rarement l’attention du touriste pressé. Il est vrai que celui-ci a déjà fort à faire avec les sites de Saint-Bertrand-de Comminges, l’église émouvante et mystérieuse de Valcabrère, ou encore celle célèbre de Montsaunes et ses mystérieuses fresques templières fort bien conservées. Le hasard, voire la curiosité a fait qu’un bel après midi de l’année passée, nos pas nous ont porté vers ce village recélant bien des curiosités.