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Figures du passé

Aude, Alet-les-Bains : visite au cimetière communal - la tombe de Roger Peyrefitte

Écrit par Administrateur. Posted in Figures du passé et personnalités

Jouxtant les hautes flammèches de l’antique église abbatiale ruinée, le cimetière d’Alet compte quelques tombes « renommées ». Outre celles de ses pieux évêques (Alet fut un diocèse jusqu’à la Révolution), on y trouve aussi celle de l’écrivain sulfureux que fut Roger Peyrefitte (1907-2000).

Ce choix fut guidé par l’existence dans ce cimetière d’un caveau familial.

 « Sulfureux », Roger Peyrefitte n’hésitait à le revendiquer. Il aimait dire : « Le soufre est mon élément naturel. » Bel esprit, il reçut beaucoup de l’Administration à laquelle il s’était d’abord consacrée. A 26 ans, il était déjà Premier secrétaire à l’ambassade d’Athènes. Lorsque la guerre éclata, il était le diplomate le plus jeune et le plus décoré du Quai d’Orsay.
Mais c’est la littérature qui allait le révéler et susciter tous les déchaînements à son encontre. Dès son premier ouvrage, les Amitiés particulières, il révèle son homosexualité. Cela lui vaudra les foudres de l’académicien François Mauriac. Il s’ensuivra une polémique qui allait poser Peyrefittre comme un auteur véritablement atypique. D’ailleurs, le brillant écrivain règlera ses comptes en égrenant les titres, tels que La fin des Ambassades (1951), qui lui vaudra les foudres du Quai d’Orsay ; les Clefs de Saint-Pierre (1955), cette fois, il s’agit de celles du Vatican ; les Chevaliers de Malte (1957), Les fils de la Lumière (1961), qui le fait montrer du doigt par la Franc-Maçonnerie ; Les Juifs (1965), qui est un pamphlet contre la famille Rothschild ; les Américains (1968)… etc. 

On retiendra encore son triptyque consacré à Alexandre le Grand (1977, 1979 et 1981), dans lequel il dit tout sur son amour du monde antique.
Au début des années 90, Roger Peyrefitte se retire peu à peu du devant de la scène. Il publiera encore un livre de réflexions sur De gaulle et un autre, intitulé : Le dernier des Sivry (1993).