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Rennes-le-Château

La Malvoisie, le marquis et les Beatles Face B

Écrit par Administrateur. Posted in Rennes-le-Château

 La  Malvoisie,  le marquis et les Beatles    Face B

 

Faisant suite au précédent article traitant des rapports entre le fameux Vin de Malvoisie, de l’abbé Saunière et du marquis Philippe de Cherisey, il eut été dommage de ne pas consacrer un peu plus d’encre pour apporter un peu plus d’explications au sujet. D’autant plus qu’après l’examen des pages consacrées aux statistiques de fréquentation du site Sud Insolite, il apparait que cet article après à peine quelques jours de consultation fait un score impressionnant, déduction faite des pages-robot et autres inquisitions de la toile. En effet, vous avez été un peu plus de 800 visiteurs uniques à lire ce sujet en 3 jours, dépassant celui consacré à Constantin Cailhol et autres, bien appréciés par les lecteurs du site… En outre, en retour, par les confidences de certains passionnés le trouvant trop court sur certains développements, et profitant du temps libre qui nous est offert en cette dure période, nous allons donner quelques précisions bien que ne sachant pas trop si c’est sur cette évocation de la fameuse chanson des Beatles citée par le marquis ou si c’est réellement sur la saga qu’il nous a livrée lors de ses pérégrinations dans les îles et autres lieux fantastiques de son épopée surréaliste. Mais d’abord, sachant qu’il y a de nombreux passionnés de musique chez les lecteurs, nous allons revenir sur ces fameux morceaux des fab four écrits en pleine période de leur mutation commencée dans l’album Revolver paru en 1967.

 Bien que faisant un véritable tabac à sa sortie en novembre 1967, prenant la tête du hit-parade en janvier 1968 en France, le single s’écoulant à 285000 ex, Hello Good Bye ne sera publiée que sur l’album Magical Mystéry Tour dans sa version américaine. Traitant de la dualité des choses, Paul Mc Cartney en aurait eu l’inspiration sur un harmonium lors d’une séance en présence d’Alistair Taylor assistant de Brain Epstein : celui-ci lui demandant comment il faisait pour composer, Paul spontanément lui demanda de citer les mots contraires de ceux qu’il prononçait ! Plus tard, interrogé, il avoua qu’il se contentait d’évoquer les points les plus positifs de la dualité : « Vous dites au revoir, je dis bonjour. Vous dites stop, je dis en avant. » Écrit pour le plus grand nombre comme All you need is love, ce message simple mais explicite devait donc retenir l’attention de Philippe de Cherisey l’évoquant dans ses écrits : « si tu as le noir, alors tu as le blanc » disait Paul souhaitant traduire son côté positif de la dualité.

 Naturellement elle ne fut pas du goût de John Lennon rapportant que ce n’était pas un morceau génial et en outre la voyant reléguée en second face du simple à son grand dam, il la trouva sans intérêt lui préférant sa propre composition I’am the walrus… mais la fin improvisée avec l’aide de Geoff Emerick [1] ingénieur du son, rehaussant un coup d’écho sur les toms lui fera reconnaitre de grandes qualités, ce qui se confirmera avec plus de trois millions d’exemplaires vendus…

En sus de la fameuse page 115 où Hello Good Bye est évoquée, on la retrouve en p 104 : il y est question sous le titre Le Soleil « d’un objet qui par la disposition des pierres sur l’anneau donne le chiffre d’un coffre-fort et sa clef. » Si l’objet est perdu, il faudra nécessairement transférer le trésor car le chiffre indiquerait forcément l’emplacement du trésor, alors il faudra changer le coffre, donc transférer le trésor : à coup sûr la première évocation du déménagement du trésor de Rennes… Mais Andresy n’a pas fini son analyse et conclu qu’à moins d’un hasard, l’interprétation n’est pas complète et qu’il faut compter sur la fable de Charlot, ou le disque des Beatles, ou les 17 ans de 3 enfants ou le chant nocturne des canaris ou n’importe quoi d’autre qui fournira l’élément défectueux ! Mais il nous dit que le bijou n’a plus de valeur, le trésor ayant été transféré par son gardien entre 1892 et 1894… Et en p 98 on retrouve notre « Hello Hello, un succès des Beatles, hommage folklorique » qui fait rougir le jeune anglo-saxon… Décidemment, le marquis aimait cette chanson si parlante à ses yeux…

Mais n’oublions pas que ce single avait une face B où le talentueux et parfois fantasque Lennon s’exprimait avec sa chanson I Am the walrus qui si on en croit le marquis n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd : cette chanson dont les paroles mystérieuses seraient restées une énigme sans les explications de John a frisé la censure en son temps, l’auteur débordant dans ses allusions… Inspirée par 3 idées dont celle d’être assis sur un corn flake ! Un élève de son ancienne école lui écrivit, lui confiant que sa prof d’anglais décortiquait les paroles des Beatles… John se mit en tête d’écrire un texte défiant quiconque chercherait à l’analyser ; son ami d’enfance, Pete Shotton lui donna des paroles de chansons enfantines dont une donnait ceci : « Crème anglaise jaune et gâteau à la pâtée vert, mélangés avec l'œil d'un chien mort, fais-en un sandwich de trois mètres d'épaisseur, et fais-le passer avec une tasse de vomi froid. »  Une recette peu ragoutante, il faut le reconnaitre qui faisait marrer les élèves anglais. Il n’en fallait pas plus pour qu’il rajoute cela à sa chanson. Inspiré d'une œuvre de Lewis Carroll, De l'autre côté du miroir, et d’une chanson s’y trouvant Le Morse et le Charpentier (« Walrus » étant le morse.) était une critique sociale voilée. Semblant absurdes et déjantées, les paroles de Lennon cachent, une critique d’Haré Krishna et des adeptes ânonnant sa chanson , une allusion à Lucy in the Sky and Diamonds, et l’on trouve à peine voilés les mots Prêtresse Pornographique et baisse ta petite culotte, ce qui valut une interdiction à la BBC ; Paul et John s’en défendirent, le premier arguant qu’il fallait faire preuve d’ouverture envers les jeunes et que Shakespeare avait écrit des mots bien plus osés que cela ! Tout ça n’a pas empêché le morceau d’être repris par une trentaine d’interprètes…

Cette traversée du miroir ne devait pas passer inaperçue par Philippe de Cherisey s’en servant d’un alibi, voire d’un tremplin pour ses démonstrations qui n’avaient rien à envier à John Lennon, dont entre autres une fameuse recette de cuisine du marquis, certainement en écho avec la fameuse chanson des élèves anglais citée plus haut : après avoir constaté qu’Anne endormie a l’impassibilité des momies quand elles préparent un mauvais coup, David Leroy la veillant tendrement après avoir péché du Mérou et constaté que la fraîcheur du Malvoisie semble émaner du pôle, finit par rentrer bredouille et déclare : « Aujourd’hui le mérou tintin, mais de la lamproie. Vous prenez dit Curnonsky, le prince des gastronomes, une belle lamproie bien vivante, vous lui plongez la tête dans du vin de Malvoisie. (Encore) Quand mort s’en est suivie, vous nettoyez la lamproie dans l’eau bouillante, vous la videz etc… cela S’appelle « Lamproie à la petite mort » Pas mal…

Voici pour l’essentiel en ce qui concerne l’évocation des chansons des Beatles dont Philippe de Cherisey en bon mélomane si ce n’est musicologue averti s’est inspiré pour une petite part pour comme à son habitude faire un de ses nombreux clins d’œil dans ses écrits. Bien entendu, il fait également une autre allusion quand il donne comme nom Eléonore (He Eleonor) à l’un de ses intervenants auquel répond un certain Paul… Mais là je vous laisse l’initiative de faire vous-même la recherche parmi les titres dont les paroles sont si parlantes des 4 garçons dans le vent…

Il ne reste plus qu’à revenir brièvement sur le sujet de son texte en rappelant comme on l’avait évoqué que le chiffre 3 semble tenir une place importante, le citant une vingtaine de fois dans son récit : 3 couronnes, 3 clefs, les 3 couleurs de Beatrice, les 3 rochers, square de la trinité, sans omettre le mot de passe Cercle Epi Chien pour ne citer qu’une infime partie de ceux-ci… Quant aux Maures cités à plusieurs reprises aux Canaries on est invités à relire l’histoire de ces Iles beaucoup trop éloignée de ce peuple à l’époque. Enfin en guise de lapsus, voire d’un oubli, en p 77, la Loucheuse, nom très approprié, nous entretient de la race de son chien rentré dans l’auberge : se nommant Tempérantis, race propre aux Canaries… Errant parmi les blés au voisinage d’un camp romain et aboyant sa détresse d’abandonnée. Il est bon de préciser que les Canaries n’ont jamais été habitées par les Romains ne s’étant jamais aventurés au-delà des fameuses colonnes d’Hercule… Par contre, ayant sévis et colonisé durant des siècles d’autres Iles Espagnoles célèbres…

Mais comme il serait long de développer avec profit ces écrits, nous contentant d’avoir relevé quelques passages parmi les plus ludiques, il est temps de clore ce chapitre en se souvenant de la réponse d’Ukulélé à Andrésy affirmant : «… la piste demeure accessible à tous, et tout ce que peut faire le père gardien est de persuader sa progéniture des beautés intrinsèques de la piste… »

‘’ No préguntes por saber

Que te lo dirá  el tiempo

Que no hay cosa más bonita

Que saber sin preguntar.”[2]



[1] Lire : En studio avec les Beatles Geoff Emerick, Ed Les mots et le reste 2016