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Histoire

Saint Bertrand de Comminges

Écrit par Super User.

Saint-Bertrand de Comminges

Première partie : Les origines...
Jadis, sous un sévère piton rocheux, était crée la "Lyon des Convènes", un de ces chefs- lieux de cité qui n’eurent pas la chance de se développer comme nombre d’anciennes capitales romaines comptant aujourd’hui parmi les grandes villes de France. La tradition situe l’implantation Romaine sur le site de Lugdunum convenarum en 72 avant notre ère. (également nommée Lugdunum prope Hispaniam, Lyon sur la frontière d’Espagne...) (1) On doit cette date à St Jérôme qui au cours d’un violent réquisitoire prononcé contre Vigilance, un hérétique, qualifiait celui-ci de descendant de réfugiés et de brigands. Les Convènes (ceux qui ont été rassemblés) seraient ceux que Pompée, vainqueurs comme vaincus avait regroupés en ces lieux. Mais les fouilles menées depuis le début du XXe Siècle, n’ont pas permis de prouver ce passé peu glorieux que vilipendait le père de l’Eglise.

L’empereur Auguste, de 27 avant à 14 après notre ère, dans le cadre de la création de la province d’Aquitaine donna l’impulsion à cette agglomération. C’est peut être L’Empereur Trajan de la dynastie des Antonins régnant de 98 à 117 qui accorda le titre honorifique de colonie Romaine. Ainsi dans sa période la plus florissante, la deuxième moitié du IIe Siècle ce chef- lieu de cité atteignit une superficie d’environ 32 ha et compta une population d’environ 10 000 habitants. A la fin du IV è Siècle, cette province fut nommée Novempopulanie. Après, les Convenae subirent l’invasion dévastatrice des vandales vers 409, et après 418 ils furent cédés aux wisigoths pour ne plus appartenir à Rome.

Un résident insolite a marqué par sa présence ces lieux... II a été établi que Caligula, informé par une accusation du roi Agrippa frère d’Hérodiade contre Hérode, décida de l’exil de celui-ci, en 38 après JC, et l’envoya goûter les charmes de... Lugdunum ! Il devait y finir ses jours. Hérodiade choisit de l’accompagner dans son exil. La légende populaire place son tombeau à la sortie S E de St Bertrand, au quartier de la Héranne, sur la route de Luchon ; Rappelons au passage que Hérode Antipas (21av .JC-39ap JC), Tétrarque de Galilée et de Pérée, était cet Empereur devant qui fut jugé le Christ. Après avoir répudié sa femme, il épousa Hérodiade, déjà sa belle sœur et aussi sa nièce et mère de Salomé. Parce qu’il s’élevait contre cette union incestueuse et adultère, St Jean Baptiste fut victime de la vengeance d’Hérodiade qui poussa sa fille Salomé à danser devant Hérode et à lui demander en récompense, la décapitation du saint. L’exécution achevée,  Hérode fit présent de la tête du saint à Salomé sur un plateau.
Plusieurs campagnes de fouilles ont mis à jour des découvertes archéologiques considérables, des statues presque intactes, dont une belle Victoire ailée, une Captive Barbare provenant d’un trophée impérial et un Empereur cuirassé, pour ne citer que celles là. En outre, les recherches ont permis de mettre à jour, un temple, des thermes, un théâtre et les restes de la basilique judéo- chrétienne.
Un trophée Augustéen, monumental assemblage de mannequins d’armes, d’allégories, de captifs, sculptés en ronde-bosse a été rassemblé, et reste un cas unique dans les anciennes provinces de l’Empire Romain pour son agencement bien visible à l’inverse des autres découverts qui ne sont que des infimes parties d’ensembles disparus. Celui ci est composé de trois groupes alignés : un trophée naval et deux trophées terrestres, symboles de la domination sur les terres et les mers de l’empereur, maître de l’univers. On doit à B.Sapene, l’inventeur en 1928, et à G .Ch. Picard, en 1957 la difficile reconstitution du monument. Affirmation puissante du pouvoir impérial, destiné à marquer les esprits, le trophée fut certainement érigé dans un point fortement symbolique de la ville, peut être le « forum vieux ».
En 507, après qu’elle fût acquise au royaume des wisigoths, les Convènes passèrent sous l’autorité des Francs. L’absence de documentation archéologique nous fait mal connaitre la période du haut moyen âge, mais on admet qu’elle fût marquée par la destruction de la ville basse, et du net recul de la population. Du XIe au XVe Siècle, on peut parler raisonnablement d’un Moyen Age religieux et prospère qui vit l’arrivée de Bertrand de l’Isle, chanoine au chapitre de la cathédrale St Etienne de Toulouse. Elu Evêque du Comminges en 1083, cet homme a la « foi agissante et rayonnante » acquis une solide notoriété en s’impliquant pleinement dans la vie de la population. On lui doit la construction de la cathédrale Romane consacrée à Marie, du cloître et du siège épiscopal. Cet homme vertueux et zélé fut canonisé en 1218 ; Lugdunum-Convenae prit alors le nom de Saint Bertrand.


Des éléments insolites dans la Cathédrale St Bertrand de Comminges... Deuxième partie.
Avec en toile de fond les premiers contreforts du piémont Pyrénéen, fut dressée cette puissante Cathédrale, véritable vaisseau de pierre dont les mensurations sont imposantes : qu’on en juge : 35 x 15.50 mètres. A partir d’environ 1150 un clocher donjon puissant fut rajouté, et l’agrandissement du cloître primitif réalisé. Enfin, au XIIIe Siècle fut construit un cloître gothique, et sous l’influence du pape Clément V le monument prit sa forme actuelle, avec sa nef rehaussée et ses chapelles rayonnantes. En résumé, sa structure originale abrite une église romane du XIIe Siècle, une église gothique du XIVe Siècle, conçue, voulue et financée par le pape Clément V , enfin, une église Renaissance du XVIe Siècle, véritable église de bois dans une église de pierre, due à  l’initiative et aux largesses de l’Evêque Jean de Mauléon.
Portant 4 dates de 1535 à 1540, un chœur en bois sculpté fermé d’un jubé se développe au centre de la nef et en couvrant les deux tiers. Tout autour de cette petite église construite dans la grande, reste un passage faisant office de bas-côté et de déambulatoire. Cet admirable joyau de la Renaissance fut inauguré dans la nuit de Noël 1535 par l’évêque humaniste Jean de Mauléon.
Il s’agit d’un vaste décor de boiseries en cœur de chêne comprenant un trône épiscopal et 66 stalles disposées sur deux rangs : 28 au rang inférieur et 38 au rang supérieur auxquelles on accède par des coupées de deux marches ; sur les hauts dossiers décorés comme à Auch de grandes figures en bas relief, présentent des Sibylles, des Prophètes, des Vertus et quelques personnages du Nouveau Testament portant tous leur nom. Un dôme pyramidal couronné de la statue de St Michel précipitant le dragon couronne le trône épiscopal. On remarque sur un dossier de siège en marqueterie la devise et le monogramme du donateur, Jean de Mauléon. Une insolite roue empanachée de plumes d’Autruche à jante brisée porte l’inscription : «  Dieu seul donne le succès à nos travaux »
Les artistes ont imaginés et reproduits dans les parcloses et les miséricordes, des motifs d’une fantaisie extraordinaire... des compositions allégoriques, satiriques, des emblèmes de piété, le tout dans un mélange inextricable : ici c’est une grosse tête de squelette rappelant à l’homme sa condition mortelle, là une harpie venue on ne sait pourquoi de la mythologie, plus loin, voici une tête d’ange d’un beauté céleste, puis soudainement une face joufflue grotesque tirant la langue des pygmées caricaturaux, des sirènes à double queue, un sagittaire, un oiseau, des femmes fleurs, un hideux limaçon à tête humaine, une sorcière portant un corbeau sur l’épaule, une tête de Maure, des fous, des singes, un clerc fouettant son élève, un faune jouant du tambour, une véritable invitation sur les chemins de l’étrange...
Sur les hauts dossiers sont représentés le Triomphe des vertus théologales et cardinales : la Charité tenant dans sa main gauche le soleil, symbole de Christ et indiquant à ses pieds un coffre plein de monnaies comme dans les fresques de Giotto à padoue... La Prudence posant son pied sur une tête d’ange et tenant dans sa main une horloge (attributs habituels de la Tempérance) il faut se rappeler que des fois la Prudence a été figurée avec un clepsydre, sans oublier le miroir, le serpent, le double visage et même le compas... La Foi, une église dans la main droite, une croix dans la main gauche, un bandeau sur les yeux (Le ciel peut fermer les yeux, puisque l’église veille, la Foi devant être aveugle...) la Foi étant la vertu par laquelle on croit ce que l ‘on ne voit pas. La Tempérance quant à elle, au lieu de porter comme d’usage dans ses mains une horloge ou une bride, porte le mors à la bouche avec la bride sur la tête, de même qu’aux stalles célèbres de la chapelle de Gaillon. L ‘Espérance tient un oiseau en cage et à ses pieds l’on voit l’ancre qui a déjà remplacé le navire cher au XV è Siècle. Il est à noter qu’à Auch sur les stalles, l’espérance porte une bêche. La justice avec son casque dont la visière est rabattue sur les yeux tient une épée de la main droite, et des balances dans la main gauche et pose le pied sur une tête de bouc... Serait-ce Néron, le voluptueux tyran, symbole ordinaire de la luxure, ou bien un bélier, représentant la voie droite et sans détour que devrait suivre la justice ? La Force quant à elle porte une tour sur sa main gauche, et de la main droite en arrache le dragon, le pied étant posé sur une tête de mort ; la tour est la forteresse de la conscience, le dragon étant le péché que l’homme fort doit maitriser. (Stalles n°4, 6, 8, 10, 12, 13,14).
Les Sibylles avaient prédit dans tous leurs détails, la venue du Messie, sa vie sa passion et sa mort ; c’était la conviction des clercs du XVIe Siècle. Au IIIe Siècle, un ouvrage de Lactance, l’Institution divine inspiré d’un ouvrage plus ancien, les Oracula Sybillina détaille l’origine des prophéties des Sibylles. Imprimé en 1465 en Italie, l’institution divine fut ainsi tirée de l’oubli ou elle était tombée. En 1481, un dominicain, Filippe Barbiéri fit paraitre un recueil qui connu un certain succès, et toutes les figures italiennes de Sibylles en furent inspirées. En France, l’influence du livre de Barbiéri s’étant combinée à celle de Lactance donna naissance aux Sibylles qui ornent nos cathédrales et les livres d’heures. Ici, elles sont richement représentées : La Sybille sumérienne est pieds nus, avec deux cornes d’abondance sur la tête, une trompette dans la main gauche, la droite étant tendue en avant ; elle avait annoncé l’allaitement du Christ ; elle était figurée classiquement avec un biberon, mais le sens en fut vite oublié, et se transforma en olifant, comme a Auch, dans les vitraux. Ici, l’olifant est devenu une trompette, on voit bien qu’ici, les Sibylles sont rangées sans ordre, la signification de certaines de leurs prophéties étant déjà perdues... La Sybille Europe avait annoncée le massacre des Innocents : une épée nue dirigée vers le bas est tenue dans sa main gauche; La Persique tient une lanterne dans la main gauche, première prophétie de la venue du Messie ; sous la miséricorde, on voit deux génies femelles  tenant un vase d’ou s’échappent des flammèches, symbole de la lanterne. La Synagogue est représentée par une femme tenant de la main gauche une lance dont le bois est brisé. La prophétesse de la résurrection est la Sybille de Phrygie : elle tient la croix de Résurrection. La Lybique, contrairement à la Persique annonce une prédiction claire, car nul voile n’entrave l’éclat de sa lumière en outre, elle porte dans sa main droite un flambeau allumé annonçant la venue du Messie. L’Hellespontique tient à deux mains la croix de la Passion posée sur un rocher. Un curieux symbole des soufflets que devait recevoir le Christ, apparait dans la Sybille de Tibur : elle tient dans sa main gauche, une énorme main coupée. La Sybille Delphique a dans ses mains la couronne d’épines. La Sybille de Samos élève de la main droite un berceau (image déformée de la crèche) La Sybille Agrippa tient un fouet, représentant la flagellation. Un gracieux symbole de l’annonciation apparait lorsque la Sybille Erythrée est figurée tenant à deux mains une fleur épanouie. La Sybille de Cumes, prophétesse de la Nativité, tient curieusement un globe, peut être est-ce une déformation de son attribut habituel qui est un bassin de sage femme... (Stalles n° 26 à 37)
Il serait long d’énumérer ici toutes les stalles et leurs merveilleuses sculptures... Gageons que si d’aventure vous vous rendiez dans cet endroit insolite, vous passerez un très agréable moment pour admirer en détail celles-ci, comme vous vous attarderez devant le Mausolée de Hugues de Chatillon, magnifique chef d’œuvre de l’art gothique flamboyant. En marbre blanc très fin et très pur, les détails ornementaux sont d’une richesse incomparable. Vous vous interrogerez certainement à la vue d’un bâton d’ivoire démuni d’ornements dont la légende colporte qu’il fut la crosse de St Bertrand, mais il n’en est rien, car un document mis a jour, daté de 1627 atteste que cet objet a été donné a la Cathédrale par Clément IV ... Nommé Corne de Licorne depuis toujours, les propriétés les plus extraordinaires lui étaient attribuées : on prétendait que l’eau qui avait traversé le bâton de bout en bout opérait des cures fantastiques ; les Commingeois attribuaient depuis toujours une grande importance  à cette relique. Elle fut même volée en en 1586, par les bandes du Capitaine Sus, en tout cas, on peut légitimement se poser la question : comment était elle tombée entre les mains du fameux vicomte de Larboust, Adrien d’Aure ? Celui-ci n’étant aucunement pressé de la restituer, se vit frappé d’excommunication majeure ; Catherine de Médicis, appuya la requête du peu dévoué Evêque Urbain de St Gelais, en écrivant une lettre a son fils Henri III, datée du 7 Décembre 1586. L’obstiné détenteur fut contraint de rendre cette précieuse crosse, et son retour se fit en grande solennité.
On croyait également qu’il suffisait de la faire tremper dans l’eau pour, « sur le champ la faire bouillir », qu’elle guérissait les animaux, et d’autres propriétés miraculeuses... Mais il est étonnant qu’on ne retrouve pas trace de cet animal fabuleux dans la cathédrale, aussi tous ces mystères finirent par se dissiper, et l’on put parler plus raisonnablement de dent de Narval. Il est remarquable toutefois de noter que ces dents n’étant creuses qu’à leur base, il a fallu pas mal de patience et d’ingéniosité pour évider cette « Corne » de façon a ce que l’eau traverse celle ci. Ce vestige de crosse pour le moins insolite est classé, tout autant que les autres objets du trésor de St Bertrand de Comminges.
Et puisque nous en sommes aux curiosités que recèle ce monument remarquable à plus d’un titre, intéressons nous à cet étrange saurien accroché au mur, à l’entrée de la cathédrale : cerclé de fer, la gueule dépourvue de ses dents meurtrières et bien qu’en piteux état, il impressionne et fait s’interroger le passant. Aurait-il été donné en ex-voto à la suite de quelque miracle obtenu par l’intercession de St Bertrand ? A moins que ce soit l’un des parents du puissant Thaumaturge, chevalier des premières croisades, qui l’ait rapporté des bords du Nil à « titre de dépouille opime » ? Anthyme St Paul citait deux autres cas, l’un à Abbeville, l’autre au château d’Oyron, dans les deux Sèvres ou des animaux aussi exotiques pour l’époque avaient été appendus... jadis ce singulier trophée était regardé avec une terreur mystérieuse, aussi on peut penser qu’il n’avait pas été introduit sans raison dans la cathédrale. On a même prétendu que St Bertrand l’aurait tué de ses propres mains dans un étang voisin !
Au XVIIe siècle le célèbre intendant des eaux et forets, Mr de Froidour racontant dans ses mémoires sa mémorable réception par l’Evêque de Comminges et sa visite passionnante de la cathédrale assurait « que l’un de ses vifs regrets fut d’être reparti sans avoir vu le fameux crocodile » il ne devait pas être le seul, nous ne comptons plus le nombre de visiteurs ayant manqué cette vision étrange. Il est vrai que placé à hauteur respectable, dans un endroit sombre, on peut  passer à côté sans le voir. Même si on doit accorder peu de crédibilité a cette légende, les cours d’eau et marais de la région n’étant pas réputés pour accueillir ces peu aimables créatures, l’on est légitimement en droit de se poser la question de l’importance sinon du point de vue historique, au moins du point de vue religieux, de cet amphibien au seing de l’édifice... à défaut de flots de larmes répandus par ses ravages dans la contrée bien des flots d’encre ont été répandus suite aux savantes discussions entre les doctes personnalités se questionnant à son sujet, certaines mêmes s’interrogeant quant à l’opportunité de fouiller les entrailles du monstre pour y découvrir, pourquoi pas un parchemin révélant à la face de l’Histoire, l’origine et les péripéties de sa présence ...
Dans le superbe cloitre, miraculeusement conservés, de nombreux sarcophages sont encore visibles ; les inscriptions lapidaires enchâssées dans la muraille et relatant ces sépultures sont encore pour la plupart encore bien visibles malgré ci et là quelques graffitis. La plupart sont du treizième et du quatorzième siècle. Indiquant l’année, le mois et le jour de la mort elles finissent par ce vœu chrétien : « cujus anima requiescat in pace ! » les caractères d’un beau gothique se laissent facilement déchiffrer pour qui s’en donne la peine. Mais s’il en est une qui mérite par son originalité d’être portée a la connaissance de l’amateur d’inscriptions insolites, c’est bien celle de Vital de Ardengost, clerc et prébendier de son état et en son temps : on peut y lire : «  L’an du Seigneur 1334, le dix sept des calendes de janvier, mourut Vital de Ardengost, clerc et prébendier de cette église. Que son âme repose en paix ! Ainsi soit-il.-La gît dans sa tombe, cette rose du monde aujourd’hui souillée et flétrie. Elle ne répand plus sa bonne odeur, mais celle qui s’exhale de la pourriture des tombeaux. »
Quel mystère recèle la deuxième partie de l‘épitaphe ? était-ce une intention satirique ? cela est peu probable, comme Mr d’Agos dans une savante monographie le soulignait, laissant entendre que si jeu de mot il y a, c’est celui d’un moraliste chrétien. Mais d’autres avis sont permis, il est curieux d’ailleurs de signaler qu’une épitaphe similaire fut portée a la connaissance des lecteurs par le regretté Gérard de Sede, dans son ouvrage « Les Templiers sont parmi nous » dans lequel il nous relatait la triste histoire de Rosamond à Woodstock (GB ...) maîtresse en titre de Henri II ; celui-ci fit graver sur son épitaphe, une phrase similaire : "Hic jacet in terra rosa mundi- non rosa munda-non redolere set-quod redolere set" qui était traduite ainsi : Ici repose non seulement une rose pure - mais la rose du monde - elle se cache-mais on devine ce qu’il convient de deviner... ces curieuses et énigmatiques inscriptions sont rares et suffisamment insolites pour en chercher le sens qui semble t-il n’a pas été d’une manière convaincante expliqué à ce jour.
Chaque année, des milliers de promeneurs émerveillés visitent St Bertrand de Comminges, et s’attardent, qui dans le cloître qui dans la cathédrale, les autres préférant flâner dans les ruelles médiévales concluant leur visite par le musée. En repartant, nombreux sont ceux qui déambulent, rêveurs, parmi les ruines de l’antique cité ; assouvis et grisés d’histoire par tant de monuments et de choses vénérables, ils emportent avec eux, charmés par ce très riche passé, un souvenir inoubliable de cette terre du Comminges. Si d’aventure, vos pas vous portaient vers cette contrée prenez donc le temps, à votre tour, de visiter ce site enchanteur et insolite...

1/ Sur l’atlas Delamarche 2 è édition au XIX è, cette mention figure bien à cet emplacement.
Sources : St Bertrand de Comminges, Centre touristique d’art et d’histoire par B. Sapène, Conservateur, réimpression de 1966, imp.Douladoure, Toulouse. La Cathédrale de SBDC, par Pierre Bedin, Maurice François Editeur Limoges 1931. Site utile : www. villages de france.free