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Insolite

Gironde. Arcachon. La clinique hantée du docteur Cuénot.

Écrit par Administrateur. Posted in Insolite

Qu’un fantôme élise domicile dans un ancien manoir, un vieux couvent, un château gothique ou même un phare ou un moulin ans âge, quoi de plus « normal ». Mais dans un appartement H.L.M. ou dans un établissement hospitalier, quelle incongruité ! C’est pourtant force ce qui a été  constaté en 1963, dans une clinique de la station balnéaire d’Arcachon, en plein pays bordelais, par Robert Tocquet, métaphysicien, délégué par l’Institut Métapsychique International, à la demande expresse du docteur Cuénot, directeur de cet établissement spécialisé dans le traitement des tuberculoses osseuses.
Ce cas a fait l’objet d’un compte-rendu publié par le docteur Cuénot, dans la Revue Métapsychique de juin 1966.
Notons que le docteur Cuénot, propriétaire et directeur de cette clinique depuis vingt-cinq ans (1938-1963) était un ancien interne des hôpitaux de Nancy, Médaille d’Or de l’Internat, lauréat de l’Académie de Médecine et fils du savant biologiste Lucien Cuénot, membre d e l’Académie des Sciences.

         


Pour avoir été patents et continuels, ces phénomènes métapsyphiques n’ont guère duré plus de quatre mois, de la mi-mai 1963, jusqu’au début de septembre de la même année.
Au début ceux qui en étaient « victimes » mirent cela sur le compte de plaisantins et renoncèrent à s’en plaindre par crainte de « représailles ».
Il ne se passait pas une journée sans que quelques malades hospitalisés, la plupart allongés sur des voitures, se virent la cible de projectiles de tout calibre. Il pouvait être insignifiant, de la taille d’un gravier à celui d’une demi -brique. Mais jamais, ces pierres ne blessaient, sinon que rarement et très légèrement.
Bientôt, quelques-uns s’en ouvrirent au personnel de la clinique, on crut d’abord à quelques fantasmagorie de certains patients. Ce n’est seulement que début août que la directrice du personnel fut avisée de cette série d’incidents.
Dans cet intervalle de temps, les malades, devenus suspicieux ;, se mirent à observer kles faits et les gestes d’une pensionnaire de la clinique, prénommée Angélina, laquelle semblait la « victime » favorite de ces phénomènes.
Mais son départ de l’établissement, le 7 juillet 21963, ne changea rien à la situation. Au contraire, il semble s’être reporté sur une jeune fille de 17 ans, Jacqueline R…

        

           
Visiblement, c’était elle qui était désormais visée, commente Robert Tocquet (1). Il lui suffisait de se trouver quelques minutes en un lieu quelconque des terrasses extérieures pour que les cailloux se mettent à tomber sur son passage. Si elle s’abstenait  de la clinique, les jets de pierre cessaient. Dès qu’elle réapparaissait, ceux-ci reprenaient après une latence de 5 à 10 minutes chaque fois. »
Parfois, les jets de pierres s’interrompaient pendant quelques jours, pour reprendre de plus bel en force et en volume.
Un soir, un des malades ramassa les quelques pierres tombées autour de lui, les déposa en un petit tas à côté de sa chambre, prévoyant de les montrer le lendemain à Robert Tocquet. Las ! Le lendemain matin, le tas avait disparu.  On interrogea les femmes de ménage et les patients des chambres contigües, personne ne se rappelaient avoir vu ces pierres entassées !
Pour ceux qui douteraient encore du phénomène paranormal de ces manifestations, Robert  Tocquet cite trois cas distincts qu’aucune explication rationnelle ne permet d’interpréter.
« Un jour d'août, alors que les cailloux tombaient en abondance sur la terrasse Nord, un malade, M. T. André, agent de police à Paris, leva la tête au moment précis où une grosse pierre, d'environ 200 à 300 grammes, était lancée par la fenêtre ouverte d'une chambre du deuxième; étage du bâtiment, côté est, désaffecté. Il ne vit ni bras, ni tête, ni personne, mais vit seulement un caillou qui sortait de ladite fenêtre pour tomber sur le sol commet s'il était lancé du fond de la pièce par quelqu'un se cachant. L'étage, immédiatement exploré, fut trouvé vide et la porte de ladite chambre fermée à clef comme toutes les chambres inutilisées.
« Un autre soir, vers 21 h, trois malades se trouvaient sur la terrasse avec Jacqueline R. lorsque les jets de pierres recommencèrent, venant visiblement toujours du même bâtiment. Pour en avoir le cœur net, les quatre amis montèrent au troisième étage, ouvrirent la porte de l'étage fermée à clef de l'extérieur et ne virent personne. Redescendus sur la terrasse, les pierres continuant à tomber, ils remontèrent examiner cette fois le deuxième étage où toutes les portes des chambres étaient également fermées, loquets enlevés. Pour la seconde fois, leur démarche fut infructueuse même après avoir pris la peine d'ouvrir chaque pièce avec un loquet de secours.
« Un certain jour, où M. C. était allongé sur la terrasse Nord sur sa voiture, les cailloux se mirent à pleuvoir en telle quantité que, pris de colère, il se mit à crier à la cantonade :  il y en a assez, cet imbécile ne peut-il pas s'arrêter ! Aussitôt, les chutes de pierres cessèrent pour ne reprendre que timidement une demi-heure plus tard.
« Un autre témoin signale qu'un jour, où le temps était particulièrement beau, tous les malades, sans en excepter un, descendirent de leur chambre pour passer l'après-midi sur la terrasse. Ce jour-là, il ne manquait à l'appel ni un malade ni un membre du personnel, et, jamais, il n'y eut autant de pierres lancées, ce qui devait entraîner la conviction de tous qu'aucun malade ni aucun membre du personnel ne pouvait être soupçonné. »
Peu avant que ces phénomènes de jets de pierres ne cessent définitivement, certains patients eurent à subir d’être réveillés intempestivement en pleine nuit par des coups violents portés contre la porte de leur chambre. Jamais, on ne put désigner quiconque en être l’auteur. Robert Tocquet lui-même fut témoin de ces effets intempestifs répétés.
Dans ses conclusions, ce spécialiste admet le caractère paranormal de ce qui a été constaté et se voit dans l’impossibilité de les expliquer par des facteurs normaux d’interprétation.
Par la suite, le docteur Cuénot vendit sa clinique ; plus tard, le bâtiment fut détruit. Désormais,  un immeuble se situe sur son emplacement.

(1) Médiums et fantômes, éd. Publications Premières, 1970, pp. 142-150.
     A lire également : Jacques Bergier, Le livre de l'inexplicable 1975), qui consacre un chapitre à cette affaire, pp. 209-214 

     Reportage filmé : http://www.mystere-tv.com/poltergeist-dans-une-clinique-d-arcachon-v1352.html