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Insolite

Héritages fabuleux en Pays Basque.

Écrit par Administrateur. Posted in Insolite

Une île aux Galapagos
En 1800, le basque Léon Uthurburu, dont les 20 ans lui faisaient envisager un avenir prometteur, quittait Barcus, son village natal situé à 12 kms d’Oléron (Pyrénées-Atlantiques). Son but : les Amériques ! Après avoir été berger, puis petit propriétaire fermier, il se lança finalement dans le commerce en gros et acquit des biens considérables, dont les importants moulins de Guayaquil, au Sud de Quito (Equateur). Prenant part aux luttes politiques qui déchiraient le pays, il finança l’insurrection du général Villemain. Celui-ci, pour payer sa dette, lui fit don de l’île Floreana, la plus florissante de l’archipel des Galapagos. Une importante colonie de Suédois y cultivait des plantations d’orangers et de cacaoyers. Par trois fois, Léon Uthurburu visita sn immense domaine, accueilli en véritable seigneur. Il fit aussi construrie une somptueuse hacienda où il comptait s’y retirer. Mais le mal du pays le tenaillait et, bientôt, s’embarqua pour la France avec un énorme bagage et toute sa fortune en or et en diamants.

              L'Archipel des Galapagos, au large des côtes Equatoriennes.

              L'île Floreana

 
C’est Barcus, son village natal, qui eut les honneurs de sa retraite. La « maison sur la place’ » était sa demeure. Dix ans après son retour, il fit appeler le maire du village de Barcus pour lui faite part de son intention de léguer ses biens à la commune. Deux cent mille francs-or placés en fonds d’Etat, fournissent annuellement une rente de 8000 francs. Il destine ce revenu aux pauvres de la commune. Le 19 mai 1860, il couche ses intentions par écrit : « Je lègue à la commune de Barcus, où je suis né, une somme de 200.000 francs pour les pauvres, ma maison sur la place et tous mes biens en Equateur, constitués par les moulins de Guaïquil et l’île Floreana  dans l’Archipel des Galapagos. »
Le 9 novembre 1860, Uthurburu décède, et pendant quatre-vingt douze ans, le testament de ce bienfaiteur restera dans les archives de la Mairie sans proft pour personne. Ce n’est que vers les années 1950, que le document olographe  rédigé par l’aventurier basque fut retrouvé. L’argent capitalisé avait procuré des intérêts considérables.
Persuadé de leur bon droit, les édiles de Barcus entamèrent des démarches auprès des autorités équatoriennes pour se voir attribuer en bonne te due forme les moulins de Guayaquil et l’île Floreana. Ce dernier territoire, situé à un millier de kms au large des côtes équatoriennes, représentant pour la commune un bien de valeur en constante progression. Or, c’était sans compter la détermination des autorités locales qui, jamais, ne voulurent reconnaître l’appartenance de l’île au village de Barcus. De guerre lasse, les Barcusiens finirent par renoncer à ce mirage insaisissable.

L’héritage des Cantou
En mourant, un Béarnais, Jean-Pierre Cantou, laissa un héritage fabuleux : trois cents millions de dollars ! Un tiers de cette fortune échut à un vieux paysan de Lescun (Pyrénées-Atlantiques), Laurent Cantou et à son fils, Jean. Le reste de l’héritage sera partagé entre une sœur qui vivait avec le défunt en Amérique du Sud et entre les enfants d’une deuxième sœur, les Bantaa de Savigny-sur-Orge (Essonne).
Ce Jean-Pierre Cantou était, en quelque sorte, un nouveau riche. Sa biographie en témoigne. En 1910, Cantou quittait la ferme paternelle pour prendre la route de l’aventure avec un camarde de régiment. Il commença par acheter un ranch en Amérique du Sud. Ses affaires prospérant, il acquit des terrains dans le Nouveau-Mexique, à Hope, où l’on devait découvrir quelques temps plus tard des gisements de pétrole. Du coup, c’est la fortune ! Un pactole que les ayants-droits, les Cantou-Carrassoumet, ont toujours ignoré. Leur surprise fut d’autant plus grande lorsqu’on leur apprit la nouvelle, à la fin des années 40.

             Jean Cantou, neveu du "cousin d'Amérique"...

 

 

           

 

 Le mystérieux bienfaiteur du village d'Aldudes