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Histoire

Henri Boudet: La Clé du Vrai Leg Antique

Écrit par Administrateur. Posted in Histoire

 Henri Boudet : Aude, Les Volkes Tectosages voltigeurs  Extraits de «  La Clé du Vrai Leg Antique… »                 

                                                                                   Ecrit par  Louis Jourdanne le 7 janvier 2o14.

 Notre chère contrée de l’Aude a connu une histoire mouvementée et de multiples envahisseurs sont venus jadis découvrir ses paysages. Mus par des motivations d’ordre divers, que ce soit pour des raisons purement migratoires, de désir de conquête, voire en quête d’un climat plus clément, beaucoup de peuplades se sont aventurées dans cette région. On peut évoquer parmi celles-ci ces mystérieux Volkes Tectosages dont un prêtre, l’Abbé Boudet, exerçant son ministère à Rennes-les-Bains, une station thermale du département de l’Aude réputée en son temps, disserta longuement dans un ouvrage controversé, pour ne pas dire raillé. Profitant des loisirs que lui laissaient les temps libres de son ministère, l’abbé outre ses activités de guérisseur, entretenait une véritable passion pour la linguistique, l’histoire et l’archéologie, passion qu’il entreprit tôt de coucher sur le papier en laissant à la postérité quelques écrits. En outre, en tant que monarchiste on a découvert des liens avec certains d’entre eux et non des moindres, dont Antoine d’Abbadie, le fameux explorateur-scientifique et Joseph du Bourg, secrétaire aux commandements du futur Henri V, le Comte de Chambord. Une liste importante de responsables légitimistes devait d’ailleurs être publiée dans « Voyage au Centre de l’Affaire » (Voir notes de lectures) dont de nombreux cités dans l’affaire de Rennes-le-Château, tels que le Vicomte de Chefdebien, de Beauxhoste, de Rollans, Laperrine d’Hautpoul, et d’autres dont les recherches en cours apporteront peut-être des éclaircissements quant à leur rôle.

 Cette « Vraie Langue Celtique » et son Cromlek imaginaire mais patiemment élaboré sur mesure, en quelque sorte, n’en avait pas fini de faire parler d’elle… allant jusqu’à s’inviter dans l’omnibus d’une énigme[1] dont les écrits ne  tarissent point même « aux plus fortes chaleurs de l’été ». Aujourd’hui, ce livre devenu culte,[2] dont une des principales caractéristiques demeure son aspect désorganisé et souvent contradictoire dans son développement, est considéré par une poignée de chercheurs de l’énigme de Rennes-le-Château comme étant crypté, codé, en bref, recélant un message mystérieux indiquant pour certains une cache trésoraire, pour d’autres, le site d’une relique sacrée quand ce n’est pas l’emplacement d’une tombe recélant en son sein la dépouille d’un des personnalités les plus notoires de la chrétienté(…)

Nous ne commenterons en aucun cas ces vues, nous limitant à l’évocation de passages curieux, voire contradictoires de cet ouvrage, évoquant ce peuple grâce auquel l’auteur affirme pouvoir éclairer « notre flambeau » sur l’interprétation des noms du Languedocien et leur parallèle avec l’Anglais moderne… Mais nous ne pouvons  pas douter qu’il  n’ignorait pas les écrits de ses contemporains… las, dans ses descriptions peu de traces de ceux-ci, à part H. Martin et quelques autres soigneusement sélectionnés, et encore, le marché qu’il y fit apparait tellement sélectif et partial quand on se donne la peine de parcourir l’édition utilisée[3] mais au contraire un florilège d’interprétations et de contradictions dont il est aisé de se rendre compte lors d’une lecture objective. Evidemment, il puisa en outre dans d’autres écrits d’auteurs non cités en recopiant mot pour mot parfois les interprétations historiques.

  Ainsi, la légende voudrait qu’une peuplade descendant du nord, et ayant le castor pour emblème (l’ancienne Bièvre) fût nommée les Bebryces ; la princesse Pyréne, fille du roi Bebryx donna ainsi son nom à la grande chaîne de montagnes «… Des montagnes, une ville, un port auraient conservé la mémoire de la princesse inconsolable qui périt, dit-on, dévorée par les bêtes féroces, dans les forêts des Albères… » Peut-on lire dans Histoire du Roussillon de Calmette et Vidal. Victor Boyer vers 1884 était plus précis : « L’Aude était occupée par Les Volkes Tectosages, tribu Belge apparentée aux Celtes. Le goût des arts et de l’intelligence se répandit chez eux sous l’inspiration des bardes, des eubages (ou ovates) et des druides. Les bardes chantaient en vers héroïques aux accords de leur KRWT (Le W se prononçait ou) les exploits de leurs ancêtres. Les eubages cherchaient dans la méditation l’explication de l’ordre et les merveilles de la nature ; ils enseignaient la jeunesse et guérissaient les malades ; Les Druides, trouveurs inspirés, voyants, détachés des choses d’ici-bas, se livraient aux études mystiques, soutenaient la doctrine de l’immortalité de l’âme… rendaient la justice…) D’autre part, des chercheurs contemporains, tel Antoine Perez évoquent le fait que les « Bebrukes » seraient les fondateurs des colonies des Volques Tectosages dans la région de Toulouse ;

 L’ancienne Bièvre avait pour emblème le Castor, soit… aussi cela est souligné par Besse en 1645 : «… Le nom d’Atax donné à la rivière Aude est « Celui d’un oyseau à quatre pieds qui a les jambes du derrière plus longues que celles du devant et dont il est fait mention dans le lévitique à cause que vraisemblablement, il y en avait alors sur le bord de son onde… »

 Diable ! Un oiseau aquatique à quatre pattes dont celles de derrière plus longues, quelle ressemblance avec le castor ! Mais malgré sa queue plate, assimilable à une aile il devait manquer de plumes… Henri d’Acremont dans l’ « Ardenne Mystique », quant à lui, relate avec moult détail le départ des quatre frères Aymon, accompagnés par leur mère la  Duchesse Aude, tombant en pamoison devant cet adieu définitif. La légende leur attribue la construction des châteaux de Lastours sur les bords de la rivière Orbiel, pays riche en or jadis… Notre abbé ne pouvait ignorer ces auteurs, mais quant à lui, il puisa ci et là, citant H.Martin souvent, et préférant faire « voltiger » ses Volkes au rythme  d’une saga qui laisse perplexe… Exit la chronologie, tant pis pour l’exactitude des faits. Oubliée dans la première page du premier chapitre de sa source, les Aryas « que la bible appelle les fils de Japhet » ; ignorés les Etrusques chassant les Ombriens de l’Italie, escamotée l’errance des Cimmériens jusque dans le Caucase… nommés ainsi d’abord par les Grecs, puis Cimbres par les Romains, eux même se nommant Kimris[4]. En tout cas, H. Martin, lui, situe bien vers huit ou neuf siècles av J.C, la venue vers l’Occident de ce peuple  accompagné des Venètes. Il date en 631 le choc des Kimris dans la mer noire avec les peuplades Scythes, la prise de Rome en l’Année 391 av J.C, et le célèbre « Malheur aux vaincus » prononcé par le Brennus[5] ajoutant son épée dans la fameuse balance. C’est donc en page 15, que l’on trouve la source du fameux « Vers l’An 281 av J.C » : « Une grosse bande d’entre-eux repartit de Toulouse : ils retournèrent joindre au-delà du Rhin d’autres Belges demeurés dans la grande Forêt et ils s’allièrent avec les anciens Gaulois qui avaient émigré de la Gaule entre le Danube et la mer Adriatique 300 ans auparavant, et tous ensemble, ils se jetèrent sur la Macédoine et la Grèce » «…En ce temps-là, les Gaulois remplissaient le monde du bruit de leurs armes… »  Dixit l’abbé, cela ressemble fort à du Martin… Une surprise en page 20, une répétition du même, sur les Cimbres, reprise par H. Boudet, tiens, tiens…

 Ainsi, l’on démarre dans les observations préliminaires de la VLC,  par la mise en avant d’un « Flambeau que nous cherchons et dont le premier rayon est tombé sur le nom des Tectosages ». Puis dans son précis sur l’occupation de la Gaule, en p4, il souligne que les Kimris, les Celtes et les Belges sont venus vers 300 av J.C occuper le sud de la Gaule, se divisant en deux, Les Tectosages, sur les bords de la Garonne à Toulouse, les Arécomiques(…) vers Nîmes. Il poursuit en rappelant que vers 281 av J.C « Une forte immigration alla rejoindre sur les bras du Danube les tribus Gauloises » en  page 13, doutant de ne pas avoir été entendu, Il se répète : plus curieusement, l’assemblage est devenu remplissage. Il s’appuie sur les historiens qui « font intervenir dans la possession des Gaules les Gals, Les Kimris et enfin les Belges dont les Volkes (qui sont devenus « voltigeurs » to vault : voltiger) descendent… Craignant peut-être ne pas avoir été suffisamment clair, en page 17, il assène : « Les Tectosages suivant les historiens étaient de race Kimrique » nous gratifiant au passage d’une traduction par Kimbo (fourcher) et to Harry, dévaster. Soit ! Dans le chapitre VI, page 1, variante : le 4èsiècle avait vu les Volkes Tectosages et Arécomiques se fixer dans le midi et la Gaule : ne nous a-t-il pas expliqué la division des deux peuplades précédemment dans ce même midi qui demeurait la Gaule ? Notons un autre remplissage répétitif au sujet des commentaires de César décrivant la migration de ce peuple au-delà du Rhin, dans la forêt Hercynie en page 13, puis…en page 188. En page 193, on découvre que les Volkes ne proviennent plus des Belges ! Et de surcroit en concluant par une pirouette sémantique se voulant étymologique qui laisse pantois…

Par Belenos ! Il y a là de quoi en perdre son gaulois… mais une seule fois, il parle de l’or des Tectosages ravi à Delphe en ajoutant ce commentaire à un développement similaire effectué une centaine de pages plus tôt, et en ignorant superbement (volontairement ?) les pérégrinations de Caepio et son aventure Toulousaine se soldant par une belle rapine se concluant par la fin que l’on connait.

Et comme notre homme nous a habitué à découvrir çà et là au gré de ses navigations étymologiques de bien beaux joyaux interpellatifs et si parlants, nous allons nous pencher sérieusement sur l’un d’entre-eux qui ravira les plus difficiles, voire les plus sceptiques :

  Bien inspiré par certaines lectures, il va donc disserter sur Toulouse et  ainsi, en page 194, il va nous faire assister à un spectacle rare, en nous décrivant des taureaux tirer les embarcations Gauloises, ollé pour les bateaux… première surprise quand on sait la réticence voire la nervosité de ces vaillantes bestioles pour accomplir ce genre de tâche, les bœufs, voire les chevaux étaient ordinairement employés dans la batellerie, même dans les temps anciens quand il ne s’agissait pas d’une main d’œuvre humaine très bon marché jadis… Il est vrai qu’il nous affirme que les Gaulois préféraient épargner leurs chevaux, «… bêtes très précieuses pour servir à pareil usage… » D’autant qu’il récidive à propos de cette indication pour le moins téméraire en renforçant son propos en « déménageant » son information.

  Avant de traiter cela plus en avant, ouvrons une parenthèse : Une autre indication est pour le moins surprenante quand il nous assène mordicus que le nom de Garonne tire son origine du peuple des Garumnites dont le terme Garumna serait issu : beau, mais faux, et là c’est curieux comme affirmation pour un linguiste, car de tout temps, l’origine du nom est connue comme provenant du Gascon montagnard era garuna, nom commun signifiant la rivière. Du temps de César, on l’appelait effectivement Garumna, un nom qui s’analyse par le radical Ligure gar, (pierre, rocher) et le suffixe gur –unn / -onna, la signification étant par ce fait : rivière caillouteuse, torrent… mais cela a permis à notre auteur d’exprimer que le terme de Garumnite exprime bel et bien les Isards, ou plutôt les bouquetins ! gare (guère) laine grossière,- rum(reum) singulier, drôle, bizarre,-neat (nit), bêtes à cornes (encore…)

 Deuxième et dernière parenthèse : donc l’abbé insiste sur le rôle des taureaux en indiquant qu’il fallait avoir des bêtes fortes pour « entraîner des embarcations souvent engagées dans le limon du fleuve, to tow (tô) remorquer,- to low (lô), beugler, mugir, -ooze (ouze), vase, limon, towlowoose. Il fallait oser (ooze.. !..) ainsi l’origine du nom de la ville devenue rose depuis était prouvée… Il est vrai qu’en bon montagnard, on ne pouvait exiger de l’abbé qu’il connaisse la particularité de ce fleuve, ainsi qu’il est expliqué dans sa vraie étymologie, de ses fonds rocailleux, ainsi que de son impétuosité empêchant dans nombre d’endroits la formation de vase… qu’importe, on sait dorénavant qu’on traite de taureaux, mentionnés dans son ouvrage, ainsi que de cornes… mais venons-en à la récidive :

Attention, c’est le moment d’ouvrir les yeux,

SUITE DEUXIEME PARTIE DEBUT JUILLET 2019...



[1] Celle dite de Rennes-le-Château…

[2] Une vingtaine d’exemplaires ont été recensés par un libraire passionné, les rares réapparaissant se négociant aux alentours de 2000 € voire plus…

[3] Histoire de la France populaire par Henri Martin, Tome premier Paris/ Furne, Jouvet et Cie, Libraires associés.

[4] La presque-île de Crimée en tire son nom...

[5] Le Brennus loin d’être un personnage, était le nom du chef, du général, terme moderne d’une tribu de Guerriers, ici en l’occurrence celui de la tribu des Senons de Sens en Champagne. L’abbé Boudet relève également la même chose au sujet de Vercingétorix…

 

Aude St-Polycarpe, les Mémoires Curieuses d'Audibert

Écrit par Administrateur. Posted in Histoire

 

  Aude : Les « Mémoires Curieuses » d’Audibert, curé de Saint-Polycarpe  

                                                                                                                                                                                               Ecrit par Michel Azens le 5 mai 2018

 

Les anciens registres paroissiaux représentent tant pour l’histoire locale que pour l’histoire générale un intérêt certain. Rédigés par les recteurs et les curés des paroisses, ils recèlent parfois des anecdotes insolites dignes d’être relatées. Ainsi, comme le disait M Louis de Narbonne dans la Revue des Pyrénées (1890 p 4), le rédacteur des actes devient souvent sans qu’il s’en doute, un véritable historien plein de naturel. Témoin fidèle tel on va le voir le Curé de St-Polycarpe, Audibert. En couchant avec sa plume curieuse ses notes de 1706 à 1713, il nous livre un témoignage renfermant des faits curieux qui dépassent de loin l’intérêt de la simple histoire locale…

Un Sétois offre deux bouilabaisses à Napoléon

Écrit par Administrateur. Posted in Histoire

 

          Un Sétois offre deux bouillabaisses à Napoléon…

     Dans l’armée qui, à l’automne de 1793, reprit Toulon insurgée contre la convention, deux capitaines d’artillerie se distinguèrent ; l’un d’entre-eux âgé de 24 ans était Corse et commandait toute l’artillerie du siège ; entouré par des Hommes sans peur, il sut trouver le point faible de la place et s’illustrer sous le nom bientôt célèbre de Napoléon Bonaparte… L’autre était un jeune marin Sétois de 21 ans nommé André Pons. Il était le fils d’un aubergiste du port languedocien. Préférant rapidement la bagarre politique dans le mouvement de la Révolution, il devint rapidement un brillant orateur au service des idéaux de la Société Populaire et alla même jusqu’à changer son prénom « ci-devant » par celui plus évocateur de « Marat-Lepelletier »

Saint Bertrand de Comminges

Écrit par Super User. Posted in Histoire

Saint-Bertrand de Comminges

Première partie : Les origines...
Jadis, sous un sévère piton rocheux, était crée la "Lyon des Convènes", un de ces chefs- lieux de cité qui n’eurent pas la chance de se développer comme nombre d’anciennes capitales romaines comptant aujourd’hui parmi les grandes villes de France. La tradition situe l’implantation Romaine sur le site de Lugdunum convenarum en 72 avant notre ère. (également nommée Lugdunum prope Hispaniam, Lyon sur la frontière d’Espagne...) (1) On doit cette date à St Jérôme qui au cours d’un violent réquisitoire prononcé contre Vigilance, un hérétique, qualifiait celui-ci de descendant de réfugiés et de brigands. Les Convènes (ceux qui ont été rassemblés) seraient ceux que Pompée, vainqueurs comme vaincus avait regroupés en ces lieux. Mais les fouilles menées depuis le début du XXe Siècle, n’ont pas permis de prouver ce passé peu glorieux que vilipendait le père de l’Eglise.

Abbaye Royale de Sorèze : le temps de la rigueur

Écrit par Super User. Posted in Histoire

Ecole de Sorèze : le temps de la rigueur…

On pourrait disserter longuement sur les avantages, voire les inconvénients de celle-ci, les peines les souffrances parfois endurées, le regard contemporain que nous porterions sur le sujet ne serait guère objectif, d'autant que nous serions bien en peine d'en comprendre la portée ainsi que les enjeux. Il serait vain et prétentieux de résumer des siècles d'existence de cette école devenue institution et dont la renommée s'étendait jusqu'aux lointaines provinces du midi Toulousain, aussi nous nous bornerons à évoquer les règles qui régissaient le quotidien de cette école…